Patricia Beaulieu: piquante passion

L'émission La classe ouvrière diffusée à Télé-Québec... (Xavier Girard Lachaîne)

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L'émission La classe ouvrière diffusée à Télé-Québec

Xavier Girard Lachaîne

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Josianne Desloges
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Le Soleil

(Québec) C'est en réalisant une capsule pour les suppléments d'un DVD du conteur Fred Pellerin que Patricia Beaulieu a rencontré Anicet Desrochers. L'apiculteur passionné lui a inspiré une série documentaire, La classe ouvrière, qui suit une saison dans la vie du producteur de miel.

Pour Anicet Desrochers et sa conjointe, Anne-Virginie Schmidt, l'année s'organise en fonction de la période d'éveil de leurs insectes. «On a commencé à tourner en mars dernier, à - 30 degrés Celsius, où on a ouvert des ruches pour voir si les abeilles étaient toujours vivantes», raconte Patricia Beaulieu. Elle tournera ses dernières images en novembre, alors qu'on enveloppera les ruches pour l'hiver.

«J'ai convaincu un caméraman et un preneur de son. Ce n'était pas évident parce qu'ils travaillent avec leurs mains, qu'ils ont des risques de se faire piquer et que ce n'est pas évident de tourner dans des ruchers», indique la réalisatrice. L'aventure lui a néanmoins permis de capter des images rares, montrant des abeilles en si gros plan qu'on voit le pollen attaché à leurs pattes, ou des millions d'ouvrières qui remplissent le ciel, autour des apiculteurs qui ressemblent à des astronautes, mais qui tiennent à manipuler leurs ruches sans gants.

«Honnêtement, c'est déstabilisant. Ils tripent, ils sont en amour avec cet insecte-là qui fait une différence dans le monde», souligne Mme Beaulieu. Aborder l'apiculture permet en effet d'aborder des problématiques liées à l'environnement et à l'agriculture.

«Anicet fait du miel biologique, donc il faut que tous les champs autour de ses ruches, dans un rayon de 3 km, soient bio. Du soya transgénique, c'est inintéressant pour le goût du miel, alors que sans les abeilles il y a moins de pollinisation, donc moins de rendement. C'est donnant donnant», explique la réalisatrice.

On suivra le couple d'apiculteurs toujours à l'affût de nouvelles idées en France et en Corse, notamment, où l'apiculture a davantage d'histoire qu'au Québec et où il n'est pas rare d'avoir une ruche dans sa cour arrière.

L'année ne s'est toutefois pas déroulée sans difficultés. Un vol de ruches, le passage d'un ours et des problèmes avec Postes Canada, alors que l'apiculteur envoie les reines abeilles qu'il élève un peu partout en Amérique du Nord, ont été au nombre des épreuves.

Mais la passion triomphe. «Ils rêvent de produire un miel rempli de saveurs inusitées, en s'installant sur une île, et de trouver une abeille nordique qui s'adapte complètement au climat québécois. Ce sont de jeunes entrepreneurs pleins de talent, qui travaillent avec du vivant, du vivant qui pique en plus, et qui produisent un miel d'exception, qui inspire les chefs du monde entier», résume MmeBeaulieu, visiblement conquise par son sujet.

La classe ouvrière est diffusée le lundi à 19h30 à Télé- Québec. On peut aussi visionner des épisodes en ligne au www.telequebec.tv/la-classe-ouvriere.

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