L'homme derrière Lance et compte n'est plus

Richard Martin souffrait de problèmes cardiaques depuis de nombreuses... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Richard Martin souffrait de problèmes cardiaques depuis de nombreuses années.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Montréal) Sans Richard Martin, il n'y a pas de Lance et compte. Le réalisateur et producteur, qui souffrait de problèmes cardiaques depuis de nombreuses années, est décédé mardi dans son sommeil, à l'âge de 78 ans.

C'est alors qu'il dirigeait le service des dramatiques à Radio-Canada dans les années 80 que Richard Martin a demandé au journaliste Réjean Tremblay, alors à La Presse, de pondre une série sur le hockey. «C'était un maniaque du Canadien. Au départ, ça devait être un téléroman tourné en studio. Mais Richard a dit : "On est capable de faire mieux que ça." Et c'était l'époque où Radio-Canada venait d'obtenir la permission de faire appel à des producteurs privés», raconte Réjean Tremblay, qui ne garde que de bons souvenirs de cet homme «généreux, sensible et cultivé».

Après avoir quitté la direction des dramatiques, Richard Martin a succédé à Jean-Claude Lord à la réalisation des saisons deux et trois de Lance et compte, dont il avait trouvé le titre et imaginé certains des personnages principaux, dont Pierre Lambert.

D'abord comédien, il avait entrepris sa carrière dans les années 60 en tenant des rôles dans les téléromans La côte de sable et La balsamine à Radio-Canada. Figure marquante du diffuseur public, il y a réalisé les téléromans Les forges de Saint-Maurice et Du tac au tac, le téléthéâtre Un mois à la campagne, mais aussi des variétés telles que Donald Lautrec Show et des Bye Bye. Au grand écran, on lui doit notamment Les beaux dimanches de Marcel Dubé. Après avoir quitté Radio-Canada, il a oeuvré au privé comme réalisateur (Desjardins, Au nom du père et du fils) et comme producteur chez Avanti Ciné Vidéo.

Les problèmes cardiaques de M. Martin ne datent pas d'hier. Il nous avait donné toute une frousse le soir des Gémeaux en 1997. En montant récolter un prix pour Cher Olivier, il s'était effondré sur la scène, en raison d'une défaillance de son défibrillateur cardiaque. Quelques années plus tôt, il avait dû abandonner la réalisation de la série Montréal, ville ouverte après avoir été victime d'un infarctus.

Richard Martin était le mari de la comédienne Élizabeth Chouvalidzé et le père du réalisateur Philippe-Louis Martin. Jusqu'à la fin, il aura été un grand fan de hockey. «La veille de sa mort, il a regardé le match remporté par le Canadien», raconte son fils, qui a suivi ses traces comme réalisateur des séries Catherine et maintenant, ICI Laflaque.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer