Histoires en cour, au-delà du fait divers

Marie-Christine Bergeron anime Histoires en cour ... (Éric Beaupré)

Agrandir

Marie-Christine Bergeron anime Histoires en cour 

Éric Beaupré

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Après avoir livré les nouvelles au quotidien à LCN et à Salut, Bonjour!, la journaliste Marie-Christine Bergeron pourra faire des suivis plus détaillés dans la nouvelle émission Histoires en cour.

Elle a même pu soumettre certains cas qui lui étaient restés en mémoire et dont elle avait envie de connaître et de comprendre la suite, en faisant une incursion dans le quotidien des victimes. «On ne voulait pas que ce soit des cas qui avaient été surmédiatisés. On s'est promené un peu partout au Québec. On a de belles histoires, touchantes, renversantes et troublantes», indique-t-elle.

L'émission est construite en deux parties : d'abord on présente l'histoire des victimes et on les accompagne pendant une journée dans leur quotidien, puis, après la pause, on les suit en cour. Un expert viendra chaque fois vulgariser l'étape des procédures judiciaires. «On démystifie le système de justice à travers un cas précis», note Mme Bergeron.

On suivra par exemple une jeune fille de 14 ans battue à coups de masse, une femme poignardée par son frère qui assiste à une audience de la Commission d'examen des troubles mentaux, une invasion de domicile, un couple victime de voisins harcelants, une fraude de grands-parents. «Tout le monde peut s'y retrouver, ça va toucher bien des gens et c'est un peu pour ça que les victimes acceptent de témoigner», note la journaliste. Celle-ci a été particulièrement touchée par l'histoire d'un père qui a reconstruit sa maison et qui s'occupe de ses trois fils alors que sa conjointe a été tuée dans son sommeil par un chauffard qui a percuté leur chambre. «Je crois que ce sera la seule fois où il acceptera d'en reparler publiquement», glisse-t-elle.

Lourdes séquelles

Les victimes elles-mêmes ont parfois de lourdes séquelles physiques et psychologiques, tout comme leur entourage. «Je veux aussi montrer un peu de lumière. Parfois, elle apparaît avec l'aide qu'ils ont reçue du voisinage, par exemple. Parce qu'encore une fois, on a rarement le temps de montrer ça.»

Pour la journaliste, Histoires en cour est l'occasion de donner voix au chapitre à des victimes qui ont souvent l'impression de souffrir en silence. «C'est une frustration lorsque tu es journaliste de surfer sur les nouvelles sans avoir le temps d'explorer tous les angles. Ici, c'est plus personnalisé, plus humain.»

Celle qui se considère comme une «fille de terrain» a pu conserver son objectivité, tout en laissant libre cours à sa spontanéité. «Ce n'est pas une émission d'affaires publiques où je suis la vedette. On me suit, mais je ne m'adresse même pas à la caméra. J'accompagne ces gens-là et je vous les fais écouter. Je suis une fille du Lac, donc je parle, je touche. Je regardais des épisodes et je me trouvais vraiment expressive, mais c'est malgré moi, je me suis vraiment attachée aux victimes», raconte-t-elle.

Histoires en cour sera diffusée le mardi, 19h30, à TVA à compter du 20 septembre.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer