Star Trek, le modèle d'un monde tolérant

Nichelle Nichols, qui jouait Uhura dans Star Trek, a... (AFP, Jean-Baptiste Lacroix)

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Nichelle Nichols, qui jouait Uhura dans Star Trek, a participé à la première d'Unbelievable!!!!!, une parodie de la célèbre série.

AFP, Jean-Baptiste Lacroix

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Frankie TAGGART
Agence France-Presse
Los Angeles

Parti pour une mission de cinq ans afin d'«explorer de nouveaux mondes étranges», la saga Star Trek incarne, un demi-siècle plus tard, pour les passionnés du monde entier l'utopie visionnaire d'un monde de tolérance, sans préjugés ni haine.

Quand la série américaine, qui a fêté ses 50 ans jeudi, a commencé à la télévision le 8 septembre 1966, la mission du vaisseau spatial Entreprise ne devait durer que trois saisons.

La chaîne NBC ignorait alors qu'elle venait de lancer un phénomène qui allait prendre une ampleur mondiale et susciter des décennies de passion, avec 725 épisodes et 13 films, transformant ses personnages en mythes.

«C'est fou de parler du 50e anniversaire. Je suis né la même année que Star Trek», s'exclamait en mai le réalisateur J.J. Abrams, force créatrice derrière la nouvelle trilogie au cinéma, démarrée en 2009.

«Le fait que ça dure autant est incroyable», avait-il ajouté.

Dans la série originale, William Shatner, aujourd'hui âgé de 85 ans, interprétait le capitaine James T. Kirk et Leonard Nimoy, décédé en 2015 à 83 ans, jouait son célèbre acolyte «Monsieur Spock», mi-humain mi-vulcain.

C'est l'année de la première sortie dans l'espace d'un astronaute, en 1965, que le scénariste Gene Roddenberry écrit le pilote de la série.

Pour ses fans, Star Trek a su dès ses débuts toucher à d'épineux sujets de société avec une grande sensibilité, présentant notamment à la télévision la première distribution multiethnique et le premier baiser entre un homme blanc et une femme noire dans des années 60 marquées par la ségrégation raciale aux Etats-Unis.

Modèle pour les astronautes

L'astronaute américain de la NASA Terry Virts, né en 1967, se souvient encore de son excitation, enfant, lorsqu'il était allé voir le premier film Star Trek avec son père.

«Star Trek nous a même servi à étudier les qualités permettant d'être un bon meneur à l'Académie de l'armée de l'air», a-t-il confié au magazine américain spécialisé Air and Space. «On peut en tirer de nombreuses leçons pratiques sur la faculté à prendre des décisions sans être trop dur, ou comment bien tenir sa mission afin d'aider l'équipe».

Pour l'acteur américano-coréen John Cho, qui interprète l'officier de Starfleet Hikaru Sulu dans la dernière trilogie ainsi que le dernier film Star Trek Sans limites, le multiculturalisme est l'un des «traits marquants» de la série.

«J'avais envie de participer à quelque chose qui selon moi a apporté une contribution importante et positive» à la société, racontait l'acteur de 44 ans à l'AFP avant la sortie du treizième opus de la saga cet été.

Celle-ci a inspiré des milliers de sketchs, déguisements et pastiches au fil des décennies. Mercredi, Hollywood a accueilli «l'un des plus grands rassemblements d'anciens acteurs» de Star Trek à Hollywood, selon ses organisateurs, pour le lancement d'un long-métrage parodique, Unbelievable!!!!!.

Le film suit les aventures de quatre astronautes dans leur voyage vers la Lune pour sauver des compagnons d'équipage disparus.

Une trentaine d'acteurs ont défilé sur le tapis rouge pour la présentation d'Unbelievable!!!!!, dont Pavel Chekov, membre de l'équipage aux origines slaves et Nichelle Nichols qui jouait Uhura, officier aux origines africaines et parlant couramment swahili, dans la première série.

Son rôle de femme noire haut gradée lui avait valu l'admiration de Martin Luther King, assassiné en 1968, qui lui avait demandé de ne pas quitter Star Trek comme elle l'avait prévu, lui disant que c'était la seule série qu'il autorisait ses enfants à regarder, a-t-elle confié.

«Nous voulions créer un film unique et original que les fans de science-fiction puissent regarder encore et encore, et qui célèbre leur amour pour cette série télévisée emblématique», a déclaré Steven Fawcette, qui a écrit et réalisé le film avec sa femme Angelique.

Le tournage d'une nouvelle série débute en outre ce mois-ci au Canada.

Rebaptisée Star Trek Discovery, elle devrait arriver sur les écrans en janvier 2017, avait annoncé en juillet la chaîne américaine CBS.

«Pour moi, Star Trek représente les droits de l'individu et parle du respect dû à tous, peu importe qui ils sont», avait déclaré Brent Spiner, qui jouait l'androïde Data dans la série des Star Trek: la nouvelle génération, diffusée à partir de la fin des années 80.

Il avait alors ironisé: «Nombre de nos politiques et concitoyens pourraient s'inspirer de Star Trek» et faire preuve d'«un peu plus de respect».

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