Nathalie Normandeau prête à sortir les gants de boxe

Nathalie Normandeau a profité de son retour en... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Nathalie Normandeau a profité de son retour en ondes pour régler ses comptes avec Philippe Couillard. Elle est aussi revenue sur la journée de son arrestation.

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(Québec) De retour derrière un micro, six mois après son congédiement du FM93 et cinq ans jour pour jour après avoir fait ses adieux à la politique, Nathalie Normandeau a clamé son innocence aux accusations portées contre elle par l'Unité permanente anticorruption. «L'UPAC m'a déclaré la guerre, mais aujourd'hui, je suis prête pour le combat [...] Je vais sortir mes gants de boxe», a-t-elle indiqué sur un ton déterminé.

D'entrée de jeu, mardi, dans son émission du retour, sur les ondes de BLVD 102,1, l'ex-vice-première ministre en a également profité pour régler des comptes avec Philippe Couillard qui, selon elle, serait à l'origine de l'ordre donné à ses députés et ministres de la boycotter et de ne pas lui accorder d'entrevue.

«Le premier ministre minimise l'importance de ses fonctions. C'est important de protéger les institutions [au sujet de la présomption d'innocence]. Je trouve ça épouvantable et tellement déplorable, c'est de la petite politique partisane. [...] Philippe Couillard est beaucoup guidé par la peur.»

En retour, a-t-elle fait savoir, son émission ne diffusera pas d'enregistrements d'entrevues de députés provinciaux, qu'ils soient libéraux, caquistes ou de Québec solidaire, qui refusent tous de prendre la parole à son micro.

L'ex-politicienne s'est fait également cinglante en annonçant qu'elle déchirait sa carte de membre du PLQ, dans la foulée de la décision des hautes instances du parti de lui permettre de rester membre de la formation politique. «On ne veut pas m'expulser du PLQ parce qu'on croit à la présomption d'innocence, mais d'un autre côté, il y a un boycott du bureau du premier ministre. Il y a comme une incongruité.»

État de choc

Nathalie Normandeau est également revenue sur la journée de son arrestation, le 17 mars, à 6h, alors que deux membres de l'UPAC sont venus cogner à sa porte. «Ma vie s'est arrêtée. Mon monde s'est complètement écroulé. [...] Je n'ai jamais pensé à une arrestation. J'ai cru à un mauvais rêve, à une blague de Surprise sur prise

«J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je n'avais jamais pleuré autant que depuis la mort de mon frère dans un accident, en 1989. J'ai été plusieurs jours en état de choc. Je me suis enfermée, j'ai tiré les rideaux, je n'ai pas écouté les nouvelles. Ça m'a pris plusieurs semaines avant de retomber sur mes pattes. Je ne souhaite pas ça à mon pire ennemi.»

«Mais il n'était pas question que je reste chez moi à me morfondre, a-t-elle ajouté. Il y en a qui ont voulu me briser, me détruire, mais je leur dis qu'ils ne réussiront pas. C'est moi qui vais gagner. Je sais ce que je vaux et je ne vais laisser personne me détourner de mon objectif. J'ai décidé de me battre pour faire triompher la vérité. [...] Je n'ai pas commis d'infraction criminelle ou d'acte criminel, je n'ai pas fait ce que la poursuite me reproche et je vais le démontrer en cour.»

Pas de fortune personnelle

Au sujet de sa situation financière, Mme Normandeau a expliqué avoir vendu ses deux maisons en Gaspésie, dont l'une à perte, afin de payer ses frais juridiques de 50 000 $ découlant de sa comparution à la commission Charbonneau. Elle évalue à «plusieurs centaines de milliers de dollars» les frais à venir dans son combat en cour.

«Je n'ai pas d'assurance ni de fortune personnelle. Ce n'est pas vrai que la politique rend riche. Il y en a qui sont riches et qui font de la politique, mais l'inverse n'est pas vrai.»

«Ni le PLQ ni l'Assemblée nationale me m'ont aidée [...] C'est une grande injustice.

«J'ai le goût de travailler, j'ai besoin de travailler comme tout le monde», a-t-elle fait savoir, ajoutant avoir reçu «quelques propositions» pour animer une émission sur d'autres antennes de Québec, dans la foulée de son congédiement du FM93, au printemps.

L'ex-politicienne estime à un «minimum de deux ans» le temps qu'il faudra pour que toute cette affaire connaisse son dénouement.

«Je n'ai pas compris le jour où l'on m'a arrêtée, et je ne comprends toujours pas.»

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