Drainville de l'autre côté du micro au FM 93

«Moi, je pense que si tu es en... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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«Moi, je pense que si tu es en politique, c'est parce que tu as des convictions et un certain courage. Tu ne devrais pas avoir peur de certaines questions, qu'elles viennent de Drainville ou de Duhaime. Je vais être équitable et exigeant avec tout le monde, mais toffe aussi avec tout le monde», commente Bernard Drainville.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'ex-député et nouvel animateur au FM 93, Bernard Drainville, espère que ses anciens adversaires de l'Assemblée nationale n'auront pas peur de lui accorder une entrevue à l'émission du midi qu'il coanime depuis lundi en compagnie d'Éric Duhaime.

«S'il y en a qui refusent, ce sont des couillons, ils ne feront pas longtemps en politique. Je ne peux pas voir comment tu peux sortir gagnant quand tu ne réponds pas», croit Drainville, croisé par Le Soleil, à l'issue de sa première sortie derrière le micro de la station du chemin Sainte-Foy.

«Moi, je pense que si tu es en politique, c'est parce que tu as des convictions et un certain courage. Tu ne devrais pas avoir peur de certaines questions, qu'elles viennent de Drainville ou de Duhaime. Je vais être équitable et exigeant avec tout le monde, mais tough aussi avec tout le monde.»

«J'ai passé près de 10 ans en politique, poursuit-il, et je n'ai jamais refusé de faire une entrevue dans une radio privée de Québec, même quand je sais que ça allait être tough, parce que, ultimement, tu le fais pour les gens qui t'écoutent.»

Lundi, l'ex-député péquiste de Marie-Victorin aurait bien aimé discuter avec le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, de la décision de l'école Le Sommet de Charlesbourg de faire marche arrière et d'offrir gratuitement des tablettes électroniques à ses élèves, à la demande du ministère. Un conflit d'horaire aurait empêché le ministre d'acquiescer à la demande.

Au cours de cette première émission, qui a permis officiellement de briser la glace avec Éric Duhaime, après deux semaines d'«observation» en studio, plusieurs autres sujets ont été abordés, dont les dépassements de coûts du projet de cimenterie de Port-Daniel, où «le bordel est pogné sur le chantier». Encore là, Bernard Drainville aurait aimé entendre les explications en ondes de la ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade.

L'ancien animateur de Radio-Canada avoue qu'il apprécie pouvoir donner son opinion, maintenant qu'il n'est plus «assujetti aux règles journalistiques» qui ont cours à la télévision d'État. «Là, j'ai la responsabilité d'être équilibré, mais je peux donner mon opinion et le fond de ma pensée [...] Une fois que tu es allé en politique, tu ne peux pas prétendre à l'impartialité, mais tu dois tendre vers l'équilibre. C'est l'obligation que je m'impose.»

Un chapelet en cadeau

Dans les premiers moments de l'émission, Éric Duhaime lui a offert un cadeau de bienvenue, soit un long chapelet en bois, rapporté du Vatican. Il s'agissait d'un clin d'oeil à la Charte des valeurs québécoises et à l'interdiction de signes religieux ostentatoires, dont l'ex-député s'était fait un fervent défenseur dans ses dernières années en politique.

Lors de l'arrivée de Nathalie Normandeau au micro du FM 93, en janvier 2015, Duhaime lui avait offert 93 roses rouges, histoire de rappeler le cadeau que lui avait fait l'entrepreneur Lino Zambito, à l'époque où elle était ministre libérale.

Bernard Drainville sera également en ondes à LCN, à compter du 6 septembre, à l'émission La joute, en compagnie du conseiller politique Luc Lavoie. Ses interventions seront faites à partir des studios de TVA à Québec.

Hâte au premier débat

Bernard Drainville attend avec impatience le premier débat de la course à la direction du Parti québécois, le 11 septembre, à Sherbrooke. Car jusqu'à maintenant, rien ne permet de savoir ce que les cinq candidats ont dans le ventre, selon l'ex-député péquiste qui qualifie de «drabe» et de «pas très palpitant» ce qu'il voit et entend. «C'est quoi les nouvelles idées mises de l'avant jusqu'à maintenant? J'ai même de la difficulté à accoler une idée forte à certains candidats. Je commence à avoir hâte qu'ils déballent leurs idées, qu'ils nous disent ce qu'ils veulent faire avec le Québec, qu'ils fassent des propositions qui sont proches des gens. J'ai l'impression qu'ils sont beaucoup dans leur bulle, qu'ils ne parlent pas assez à la population. Les Québécois veulent savoir à quoi sert le PQ, ce qu'il va faire pour eux comme citoyens et contribuables.» Avec l'été qui tire à sa fin et la rentrée politique en vue, le nouvel animateur a toutefois «bon espoir» de voir son souhait se concrétiser.

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