Fillion blâmé pour ses propos sur Badawi

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Les plaintes déposées au Conseil de presse du Québec par trois plaignants renvoient à un segment d'émission où Jeff Fillion considère que Badawi mérite son sort et les coups de fouet auxquels il est condamné.

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(Québec) Le Conseil de presse du Québec (CPQ) blâme l'animateur de radio Jean-François «Jeff» Fillion pour ses propos «méprisants et haineux» tenus sur les ondes de NRJ 98,9, le 9 juin 2015, contre le blogueur Raif Badawi, condamné à 10 ans d'emprisonnement et 1000 coups de fouet par la justice saoudienne.

Les plaintes déposées au CPQ par trois plaignants renvoient à un segment d'émission où l'animateur considère que Badawi mérite son sort et les coups de fouet auxquels il est condamné.

«Awoueille des coups de fouet, we don't care, avait affirmé Fillion. C'est-tu un Canadien? Pourquoi on s'occupe de ça? [...] Il est allé dans une place où aller challenger le pouvoir, le système pis la religion c'est peut-être pas une bonne idée. On appelle ça courir après la marde [...] Ce qu'il faut faire, c'est ça là. S'en aller, pis commencer à jouer au genre de superhéros pour essayer de remettre l'Arabie Saoudite avec les valeurs occidentales. Faut vraiment être toton [...] Il savait qu'il se mettait dans marde. Il court après la marde [...] Il a joué au fanfaron [...] qu'il s'en sorte lui-même. [...] C't'un cave.»

Quatre des six membres du Conseil considèrent que la phrase «Awoueille des coups de fouet, we don't care» est haineuse, «puisqu'elle encourage l'exécration et le dénigrement, étant donné la gravité de la peine à laquelle fait face M. Badawi, et de la menace qu'elle pose pour sa santé et sa vie». Ils soutiennent également que «la répétition des expressions "toton" et "cave" attise le mépris envers M. Badawi».

Deux membres du CPQ ont toutefois exprimé leur dissidence, soulignant que «la très large liberté d'expression dont jouit M. Fillion à titre de journaliste d'opinion lui permettait de commenter comme il l'a fait la situation de M. Badawi». À leur avis, «le journaliste est demeuré dans les limites permises par la déontologie journalistique».

Pour sa part, le directeur général de la station NRJ (devenue depuis Énergie 98,9), Jean Martin, a fait valoir que l'animateur «exprimait son opinion en tant que chroniqueur et qu'il n'a pas commis de manquement idéologique».

Considérant que «ce type d'émission aborde des sujets controversés», M. Martin a plaidé que «ces propos ne se voulaient pas haineux ni indûment discriminatoires, mais plutôt une critique sociale d'une politique nationale et étrangère».

Jeff Fillion a été congédié le 20 avril par le propriétaire d'Énergie, Bell Média, à la suite d'un tweet controversé sur le suicide du fils de l'homme d'affaires Alexandre Taillefer.

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