Lili Boisvert: les brutes à l'assaut des idées reçues

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Lili Boisvert et Judith Lussier

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Lili Boisvert et Judith Lussier aiment brasser la cage en dénonçant et en démystifiant ce qui compose notre société branchée où sévit le règne de l'opinion. Les deux chroniqueuses ont donc lancé la série de capsules Les brutes, diffusée sur le site Web de Télé-Québec.

«On se voit comme des brutes», indique Lili Boisvert. «Judith suscite les controverses parce qu'elle s'attaque à des sujets polémiques et moi, je suis prête à aller très loin pour faire passer mes points. Je n'ai pas tellement de pudeur quand vient le temps de prouver des trucs.»

Les deux jeunes femmes se connaissent depuis deux ans et mènent depuis «un brainstorming perpétuel», indique Lili Bisvert. Pour faire contrepoids au discours le plus répandu «souvent tenu par des gens plus vieux, et souvent des hommes», les deux Y ont décidé de transposer leurs réflexions et leurs débats en capsules. «On veut parler de la censure sur les réseaux sociaux, des doubles standards», donne en exemple Lili Boisvert.

Par des monologues, des coups de gueule, des expériences sociales, des entrevues inversées - où l'interviewé pose des questions qu'il se fait poser normalement -, des satires et des sketches humoristiques, elles ajoutent une touche légère et cocasse au journalisme classique.

Judith Lussier écrit pour le journal Métro et la revue Urbania tout en étant chroniqueuse à C'est juste du Web. Lili Boisvert s'est fait connaître avec le blogue Originel, sur radio-canada.ca, mais surtout avec Sexplora, une série en six épisodes diffusée à Explora cet hiver. Et, oui, elle a aussi attiré l'attention (du moins, après coup) en se promenant seins nus sur la rue Ste-Catherine à Montréal. Pour prouver un point, bien sûr.

Sexplora était sa première expérience d'animation. «J'ai pu m'impliquer énormément dans l'émission, faire de la recherche, je n'étais pas juste là pour réciter des textes», précise la jeune femme, qui a étudié en sciences politiques et travaillé en journalisme.

«Je m'attendais à ce que ce soit plus difficile de faire parler les gens de sexe à la télé qu'à l'écrit, mais ça s'est très bien passé. Ce n'est plus le fait de parler de sexe qui dérange, mais des pratiques particulières. Les tabous sont plus spécifiques qu'avant», observe-t-elle.

La journaliste s'est fait mettre en garde lorsqu'elle a accepté de tenir un blogue sur le sexe. «Comme si on ne pouvait pas aborder le sujet sans être pris au sérieux. Alors que c'est très présent dans notre société, il y a des enjeux de pouvoir, des enjeux économiques liés au sexe, et c'est complètement ignoré par le journalisme traditionnel», plaide-t-elle.

Sexplora lui a donc permis de parler de libido avec des chimistes, mais aussi de mener des entrevues dans des parcs après avoir fait entendre à ses invités une chanson sur la masturbation. Les angles d'attaque semblent inépuisables pour Lili Boisvert, qui espère une deuxième saison.

On peut visionner Les brutes à lesbrutes.telequebec.tv.

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