Céline Bonnier: enquête en eau trouble

Céline Bonnier dans la série Séquelles... (Sébastien Raymond)

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Céline Bonnier dans la série Séquelles

Sébastien Raymond

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) La cinquantaine de Céline Bonnier s'ouvre avec des rôles riches. Après avoir joué la directrice d'un couvent dans le film La passion d'Augustine et une enquêteuse tourmentée dans la série Séquelles, l'actrice jouera une mère affectée par un drame dans L'heure bleue, qui sera diffusée l'hiver prochain.

Céline Bonnier avait déjà parcouru les premiers épisodes de la nouvelle série d'Anne Boyer et Michel D'Astous au moment de notre entrevue. «C'est un autre beau rôle. À mon âge, je suis assez fière qu'on m'offre des rôles qui ont plusieurs couches et qui sont donc très intéressants à faire», souligne-t-elle. Elle jouera Anne-Sophie Morand, dont la cellule familiale explose. «Pour se retrouver, essayer de passer à travers cet obstacle-là, elle va quitter la famille, pas parce qu'elle ne les aime pas, mais parce qu'elle n'y arrive plus dans le quotidien», raconte Céline Bonnier.

«C'est un fantasme qu'on a tous, de s'imaginer dans une autre vie. Elle le fait, et c'est assez rare et formidable de pouvoir emprunter ce personnage-là pour être dans ce feeling-là.» La propriétaire d'un magasin de meubles haut de gamme en Estrie se retrouvera à Montréal, entourée de jeunes provenant de partout dans le monde, «donc c'est un peu l'auberge espagnole», note-t-elle.

Autre beau rôle, celui de Kate McDougall dans Séquelles, tourné en Estrie cet automne et diffusé présentement à Séries +. On y suit deux histoires en parallèle : celle du traumatisme personnel de l'enquêteuse et celle de l'enquête qu'elle mène pour retrouver un tueur d'enfants. 

La minisérie en six épisodes est la première réalisée par Louis Bélanger, qui fait habituellement du cinéma (Les mauvaises herbes, Gaz Bar Blues). «Il travaille beaucoup l'image, donc il n'a pas besoin de tant de mots. Il n'a pas peur de silences, il suit un autre rythme [que la télé conventionnelle]», analyse Céline Bonnier.

Celle-ci vient de remporter un prix au Gala du cinéma québécois pour le rôle-titre de La passion d'Augustine, de Léa Pool. «C'est un film qui s'est fait tout en douceur et dans une période de vie particulière pour moi, souligne l'actrice. Pendant que je tournais, je savais que ma mère s'en allait tranquillement.»

L'actrice revient d'une tournée en France, où le film est reçu avec autant d'émotion qu'au Québec, selon elle. «Avec une délicatesse, une pudeur et un grand respect, Léa Pool touche quelque chose d'intrinsèque à l'humain avec ce film-là», conclut-elle.

Implication citoyenne

Si elle est choyée dans ses vies parallèles, Céline Bonnier se fait tout de même un devoir de s'impliquer concrètement comme citoyenne. Elle dénonce les coupes à blanc qui doivent être effectuées près de chez elle, à Chertsey, dans Lanaudière, au côté de la femme d'affaires et transgenre Michelle Blanc et du comédien Benoît Gouin, avec qui elle partagera la vedette dans L'heure bleue.

Séquelles est présentée le mercredi à 22h à Séries +.

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