Aucune valeur patrimoniale à la tour de Radio-Canada, juge l'architecte Phyllis Lambert

Phyllis Lambert ne voit «aucunement» comment le bâtiment... (Archives La Presse)

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Phyllis Lambert ne voit «aucunement» comment le bâtiment pourrait être qualifié de patrimonial, puisqu'il «ne se distingue pas» sur le plan architectural en plus d'être «dévastateur» en matière d'urbanisme, selon elle.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

La fondatrice du Centre canadien d'architecture (CCA) est «époustouflée» de constater que l'on puisse attribuer à la tour de Radio-Canada une valeur patrimoniale dans le débat entourant sa mise en vente.

Phyllis Lambert ne voit «aucunement» comment le bâtiment pourrait être qualifié de patrimonial, puisqu'il «ne se distingue pas» sur le plan architectural en plus d'être «dévastateur» en matière d'urbanisme, selon elle.

En entrevue avec La Presse Canadienne, lundi, elle a affirmé qu'elle n'aurait «pas du tout de peine» de voir disparaître ce bâtiment qui «vaut tous les citrons du monde» et qui «se dresse dans l'air sans ajouter au fonctionnement du quartier».

Mme Lambert, qui a cédé en 2013 sa place de présidente du conseil du CCA, a dit ne pas comprendre comment on pourrait invoquer le caractère patrimonial de la tour qui surplombe le quartier centre-sud de Montréal comme argument pour plaider en faveur de sa survie.

La ministre fédérale du Patrimoine, Mélanie Joly, a jusqu'à présent refusé de se prononcer sur la valeur patrimoniale du bâtiment ou de s'immiscer dans le processus de vente, soutenant que la société d'État jouit d'une indépendance par rapport au gouvernement.

Cette réserve a été critiquée par le Nouveau Parti démocratique (NPD). La tour, qui a pignon sur rue dans une circonscription détenue par la députée néo-démocrate Hélène Laverdière, a clairement selon cette dernière «une valeur patrimoniale», et elle «appartient à la population».

L'élue montréalaise juge que la ministre Joly a «le devoir» de s'impliquer dans le processus de vente et «de mettre certaines conditions à la vente éventuellement de la tour».

Car en vertu de l'article 48 de la Loi sur la radiodiffusion, Radio-Canada ne peut procéder à la vente de l'un de ses immeubles dont la valeur dépasse 4 millions $ sans obtenir l'approbation du «gouverneur en conseil», c'est-à-dire du conseil des ministres, a fait valoir Mme Laverdière.

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