Le crâne de Shakespeare a-t-il été, ou n'a-t-il pas été, volé?

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William Shakespeare (1564-1616)

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Agence France-Presse
Londres

Quelqu'un a-t-il volé le crâne de Shakespeare? C'est ce que suggère une radiographie de sa tombe effectuée par des archéologues dans le cadre d'un documentaire devant être diffusé samedi par la chaîne de télévision britannique Channel 4.

«La sépulture de Shakespeare montre une étrange altération du côté de l'endroit où devait se trouver sa tête, ce qui accrédite la thèse qu'à un moment de l'histoire quelqu'un est venu s'emparer du crâne de Shakespeare», souligne Kevin Colls, l'archéologue qui a mené la recherche à l'église de la Sainte Trinité à Stratford-upon-Avon, où repose William Shakespeare (1564-1616).

«Pour moi, il est très fortement probable que son crâne ne se trouve pas à la Sainte Trinité», insiste le professeur dans ce documentaire diffusé à l'occasion des 400 ans de la mort du grand dramaturge.

Légendes

De nombreuses légendes entourent la tombe de Shakespeare dont l'épitaphe promet le pire à quiconque oserait «déranger (ses) os».

La thèse d'un voleur de crâne circule depuis plus d'un siècle et situe généralement le méfait vers la fin du XVIIIe siècle.

À la suite de leur découverte, les experts mandatés par Channel 4 se sont intéressés à un crâne enterré dans l'église Saint-Léonard située à 25 kilomètres de là, dont certains disaient qu'il aurait pu être celui de Shakespeare. Mais un scanneur laser a permis de déterminer qu'il appartenait en fait à une femme âgée de plus de 70 ans au moment de sa mort.

Pour Patrick Taylor, le vicaire de l'église de la Sainte Trinité, «il faut se faire à l'idée que le mystère ne sera jamais complètement résolu». Lui-même dit ne «pas être convaincu qu'il y ait suffisamment de preuves pour conclure à un vol du crâne».

Radiographie

Channel 4 a reçu l'autorisation de radiographier la tombe pour la toute première fois après avoir donné l'assurance de ne pas toucher au lieu.

L'épitaphe présente sur le tombeau prévient en effet: «Mon ami, pour l'amour de Jésus, abstiens-toi de creuser la poussière enfermée ici. Béni soit celui qui épargne ces pierres. Et maudit soit celui qui déplace mes os».

La tombe avait été rénovée en 2008 sans être déplacée, par crainte de cette malédiction.

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