Mariloup Wolfe: tenir le fort de Ruptures

Mariloup Wolfe réalise la série Ruptures.... (Archives La Presse)

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Mariloup Wolfe réalise la série Ruptures.

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Josianne Desloges
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Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Avec Ruptures, Mariloup Wolfe a réalisé sa première série lourde. Un défi auquel elle s'est attaquée avec passion et dont elle ressort plus forte, malgré la houle qui a secoué le plateau cet été.

La réalisatrice, qui a signé des courts-métrages, le film Les pieds dans le vide et plusieurs épisodes de 30 vies et d'Unité 9 n'a pas hésité longtemps lorsque Fabienne Larouche lui a offert une série lourde, avec un demi-million par épisode et 53 jours de tournage.

L'histoire, librement inspirée de la vie de l'avocate Suzanne Pringle, se déroule autour d'une jeune avocate en droit de la famille, Ariane, jouée par Mélissa Desormeaux-Poulin. «C'est un personnage riche, c'est vraiment une femme entière, avec ses défauts, qui se trompe, qui doute, alors elle est très attachante», souligne Mariloup Wolfe.

Mélissa Désormeaux-Poulin joue Ariane Beaumont, le personnage central... (Fournie par ICI Radio-Canada Télé) - image 2.0

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Mélissa Désormeaux-Poulin joue Ariane Beaumont, le personnage central de Ruptures.

Fournie par ICI Radio-Canada Télé

«Les textes n'étaient pas tous écrits et Fabienne [Larouche] m'a guidée sur les séries britanniques ou américaines, mais pas judiciaires, pour m'inspirer», indique Mariloup Wolfe. Pour construire l'esthétique de la série, elle a ensuite rassemblé beaucoup d'images de décors, de costumes et d'éclairages sur le site Pinterest.

«Je voulais aller vers des fonds foncés, de la lumière naturelle, que les comédiens se démarquent des fonds, que ce soit texturé, qu'il y ait beaucoup de vitres. Il y a aussi une petite influence New York, auquel le Vieux-Montréal peut faire penser», décrit-elle.

Puisque les personnages vivent de nombreuses remises en question et sont parfois en conflit entre ce qu'ils projettent et ce qu'ils ressentent, la réalisatrice a multiplié les jeux de miroir dans les fenêtres et les tables vitrées. «Il fallait aussi qu'il y ait beaucoup de bois. On ne voulait pas que ce soit une série froide», ajoute-t-elle.

Elle a ainsi choisi la cour municipale de la rue Gosford, dans le Vieux-Montréal, avec des grandes fenêtres et des boiseries, plutôt que le palais de justice pour tourner les scènes de cour.

Sous pression

Comme une partie de son équipe, qui a déclenché une grève pendant le tournage, la réalisatrice était sous pression, tiraillée entre les contraintes de temps et de budget et ses aspirations. «Normalement, on tourne six jours pour faire une heure de télé. Là, on le faisait en quatre, note-t-elle. Mais c'était formateur. Ça m'a obligée à faire preuve de débrouillardise et à aller à l'essentiel. J'ai créé un univers sur Ruptures et j'ai essayé de tenir le fort de manière positive.»

Elle ne reprendra pas sa chaise pour la deuxième saison puisqu'elle tournera dans Survie, une série sur un couple d'acteurs célèbres au bord du gouffre où elle devait tenir la vedette avec Guillaume Lemay-Thivierge. 

Ruptures sera présentée le mercredi à 21h à compter du 13 janvier sur ICI Radio-Canada Télé.

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