Quand Vincent Leclerc s'approprie la bête

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Plutôt que le Séraphin avare, on découvrira chez Vincent Leclerc un Séraphin amoureux, qui essaie tant bien que mal de gagner le coeur de Donalda et de rivaliser avec Alexis.

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(Québec) Avant d'être le nouveau Séraphin dans Les pays d'en haut, Vincent Leclerc a joué les trappeurs, les psychopathes, les zombies, les vampires, principalement sur des plateaux anglophones. Des rôles souvent sombres, auxquels il s'est toujours efforcé d'amener une part de lumière.

Peu de temps s'est écoulé entre les auditions et le début du tournage, l'été dernier. Lorsque la costumière l'a fait venir pour l'essayage et qu'elle lui a mentionné qu'il jouait dans 153 scènes, «j'ai capoté!» raconte Vincent Leclerc.

Fervent fan des projets d'époque et des films de genre (horreur, action, drames historiques), celui qui a passé son adolescence dans l'Outaouais et a peaufiné sa formation d'acteur à Paris a développé deux caractères parallèles, en anglais et en français. 

Avec Séraphin, il souhaitait apporter sa couleur tout en s'inscrivant dans la lignée de comédiens qui l'ont précédé. «Même si je voulais m'approprier la bête, je voulais qu'il y ait des nuances qui rappellent le personnage que le public a connu», souligne l'acteur, qui en a entre autres discuté avec ­Pierre Lebeau, qui a joué dans le film de Charles Binamé.

Plutôt que le Séraphin avare, on découvrira un Séraphin amoureux, qui essaie tant bien que mal de gagner le coeur de Donalda et de rivaliser avec Alexis. «On verra des scènes de son enfance, les peines, les trahisons, les fractures qui ont construit sa personnalité», précise Vincent Leclerc.

Son ascension, presque machiavélique, est intimement liée à la colonisation des Laurentides. 

«C'est un grand manipulateur, qui va utiliser le charme, le chantage, la force... Il a un beau coffre d'outils», souligne l'acteur. Physiquement, Leclerc voulait qu'on sente que Séraphin «a bûché du bois et des hommes et qu'il peut se débrouiller dans une bagarre», même si c'est surtout son intelligence qui lui permet d'assouvir son ambition.

Moments de lumière

Son interprétation est ponctuée de moments de lumière, comme ses scènes avec Donalda, dont il est vraiment amoureux, et celles où on le voit prendre soin de ses bêtes. «Les personnages noirs sont intéressants uniquement si on voit un peu de lumière, une faiblesse ou deux. Juste jouer une couleur, on se lasse très vite», note Leclerc.

Cette année, il joue dans Le clan, This Life (la version anglophone de Nouvelle adresse) et le film The Revenant. Le film réalisé par Iñárritu et mettant en vedette Leonardo DiCaprio et Tom Hardy a été tourné à Calgary et en ­Colombie-Britannique. Leclerc y joue un trappeur français, aux côtés d'Emmanuel Bilodeau et d'Alex Bisping. «J'ai plusieurs belles petites scènes et j'ai eu des billets pour la première au Chinese Theater à Hollywood», indique Leclerc, qui ne rêve pourtant pas d'une carrière hollywoodienne. «Si ça se présente, tant mieux, mais je n'irai pas faire la queue avec 60 000 autres acteurs pour un troisième rôle dans une série américaine.» Le film est sur les écrans du Québec depuis vendredi et a déjà quatre nominations aux Golden Globes.

Au théâtre, Vincent Leclerc a repris le rôle de la Bête, tenu à l'origine par François Papineau, dans La belle et la bête de Lemieux-Pilon, dont la tournée l'a mené à Boston, à New York, à Taiwan, à Paris... Un rôle d'amoureux désespéré avec une part sombre, comme Séraphin, dont il retrouve aussi les couleurs dans la série House of Cards, sur Netflix. «Il y a une très belle parenté entre Séraphin et Frank Underwood. Je retrouve notre bonhomme dans le politicien manipulateur. Les deux jouent un match d'échecs», expose Leclerc.

Histoire de barbe

Vincent Leclerc ne croit pas qu'il aurait pu jouer Séraphin sans sa fameuse barbe rousse. «Ça a bien adonné, parce que j'arrivais du tournage de The Revenant, qui se passe en 1855, donc c'est un gros show de poils», illustre l'acteur. «Pour moi, la barbe, c'est un peu comme un nez de clown. Ça me donne toutes les permissions. Elle fait les deux tiers du travail», ­plaide-t-il. Sitôt le tournage terminé, il a dû la raser pour tourner This Life, où il joue le psychologue. «Ma copine m'a demandé d'essayer une réplique de Séraphin dans le miroir, mais c'était complètement ridicule», souligne-t-il en riant.

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