Radio-classique: pas de «montréalisation» des ondes de Québec, assure Gregory Charles

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La synergie que Gregory Charles compte insuffler à son réseau binaire est doublée d'une vocation musicale «plus large».

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(Québec) Propriétaire des stations Radio-classique de Montréal et de Québec depuis février, Gregory Charles n'a nullement l'intention de «montréaliser» les ondes de la capitale. Au contraire, insiste-t-il, «je veux faire deux marchés puissants qui se parlent tous les jours», grâce à une programmation hybride en provenance des deux villes.

C'est avec son dynamisme légendaire que l'homme-orchestre est débarqué au Palais Montcalm, mercredi midi, afin de présenter la programmation et le nouveau son de la station de Québec (92,7), à laquelle il n'entend pas faire jouer les seconds violons. La station de la capitale, qui emploie une dizaine de personnes, diffuse depuis la fin d'octobre la moitié de son contenu au public de Montréal. Et vice-versa.

Avouant être au parfum de l'épiderme sensible des gens de la capitale à l'égard de «l'envahisseur» montréalais, Gregory Charles ne compte pas traiter Québec «comme un village, mais comme une grande ville». Sur le plan musical, précise-t-il, Québec et Montréal offrent plusieurs ressemblances, énumérant plusieurs points communs, dont des orchestres, des institutions et des festivals de renom. «Les deux villes devraient toujours travailler main dans la main, se parler de façon constante. Nous sommes exactement où devraient être les maires [Denis] Coderre et [Régis] Labeaume.»

La synergie qu'il compte insuffler à son réseau binaire est doublée d'une vocation musicale «plus large». Si les Chopin, Beethoven et Rachmaninov ont toujours droit de cité, la programmation fait aussi la part belle à des classiques de la musique, aux Leclerc, Ferré et Lennon, au chant choral, au jazz, à la musique instrumentale.

Au dernier sondage Numeris, la station Radio-classique de Québec a obtenu «moins d'une part de marché», d'une à deux parts pour sa soeur siamoise de Montréal. «Nous n'avons pas la prétention de dire que nous allons déloger Paul Arcand ou le FM93. Notre objectif est de bien servir un public qui a envie de se lever ou de retourner à la maison d'une façon différente.»

Maillon important 

Porte-étendard de la nouvelle Radio-classique, l'ex-animateur du Téléjournal Bernard Derome («un classique») s'est vu confier l'émission matinale, alors que le chanteur et animateur Marc Hervieux peut être entendu les fins de semaine, de 10h à 14h.

De Québec, Radio-classique diffusera les émissions Chansons sans paroles, avec Béatrice Zacharie, de 9h à 12h, et de 13h à 15h, ainsi que l'émission Aller-retour, animée par Jasmin Hains, de 15h à 18h. Gregory Charles lui-même s'est réservé une case horaire, tous les jours de la semaine, à l'heure du midi, dans un segment préenregistré.

Acheté 10,5 millions $ de l'ex-animateur Jean-Pierre Coallier, «qui a porté la station à bout de bras pendant 20 ans avec énormément de passion», Radio-classique devient un maillon important dans le plan d'expansion de Groupe Musique Gregg, fondé par le musicien touche-à-tout. Le principal intéressé n'écarte pas la possibilité d'étendre ses activités à Québec, peut-être dans la production de spectacles. «Si les choses se passent comme prévu, on aura autre chose à annoncer bientôt.»

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