Péladeau n'adhère pas au portrait des radios de Québec brossé par Payette

Pierre Karl Péladeau refuse de répudier le rapport signé... (Archives La Presse Canadienne)

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Pierre Karl Péladeau refuse de répudier le rapport signé par la professeure du département d'information et de communication. «Je n'ai pas lu» le dossier rendu public, souligne-t-il.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau, ne partage visiblement pas l'avis de la chercheuse Dominique Payette sur le «régime de peur» qu'auraient instauré les «radios parlées». Mais il se garde de renier en bloc le rapport rédigé par l'ex-candidate péquiste, sur mandat de Pauline Marois.

Pendant que libéraux et caquistes s'insurgeaient contre le fait que la professeure de l'Université Laval prend position à leur avis contre la liberté d'opinion, Pierre Karl Péladeau a éclaté de rire lorsqu'il s'est fait demander s'il se sent menacé, lors de ses entrevues téléphoniques.

«J'adore aller dans les radios de Québec», réplique-t-il en impromptu de presse, à l'Assemblée nationale. «J'ose espérer qu'ils vont continuer de m'inviter.»

Le leader du Parti québécois aime se prêter à l'exercice «parce que c'est intéressant. Des fois, on a des échanges un peu corsés. Moi, j'aime ça, c'est mon style», a-t-il lancé avec un large sourire.

«Ça donne l'occasion d'échanger et, de temps en temps, il ne faut pas se le cacher, de confronter des perspectives. Peut-être aussi des préjugés. Mais c'est ça aussi, la radio, l'information.»

M. Péladeau s'est refusé de répudier le rapport signé par la professeure du Département d'information et de communication. «Je n'ai pas lu» le dossier rendu public, a-t-il souligné. Mais le député de Saint-Jérôme a insisté sur deux points de vue qu'il partage avec Mme Payette.

En tant que souverainiste, il fait sienne la recommandation pour rapatrier d'Ottawa tous les pouvoirs dans le domaine des communications, y compris l'octroi des licences de radio et de télévision. Et il n'est pas contre la proposition d'obliger tous les médias à adhérer au Conseil de presse du Québec, même si c'est sous sa direction que Québecor s'est retiré de cet organisme.

Pierre Karl Péladeau a indiqué, en outre, qu'il ne croit pas que ce rapport, rédigé par une candidate du PQ, qui était sur les rangs en même temps que lui pendant les élections générales de 2014, nuira à sa formation politique dans une région où elle en arrache déjà.

Libéraux et caquistes, pas d'accord

Le chef de la Coalition avenir Québec, lui, s'est désolé de l'avis rédigé par Mme Payette. «Je ne suis pas d'accord pour dire que les radios de Québec, c'est l'horreur. [...] À Québec, on a une radio qui émet des opinions.

«Qui peut être, dans une démocratie, contre le fait que des animateurs émettent des opinions? Ça ne m'a pas toujours servi, a-t-il plaidé. Mais on vit avec» cette réalité.

À l'instar de son vis-à-vis au Parti québécois, François Legault n'a pu s'empêcher de sourire lorsqu'il s'est fait demander si les radios ont provoqué un «climat de terreur. Il n'y en a pas.» Mais, a-t-il ajouté, «je crois que M. Péladeau a manqué une bonne opportunité de dénoncer ce mandat, donné par [l'ex-chef du PQ] Pauline Marois, avec l'argent public» pour rédiger le controversé rapport.

Le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire, en a rajouté sur, a-t-il dit, «une tragique farce de voir que des deniers publics sont gaspillés. De voir qu'une ancienne première ministre détourne des fonds. Quand je vois une professeure se livrer à un exercice partisan [...] cela discrédite l'université qui l'emploie».

Le ministre Sam Hamad, lui, s'est étonné que la signataire enseigne à l'Université Laval. «C'est de valeur pour un professeur, avec plein de connaissances et d'expérience dans le domaine des communications. Je souhaite qu'elle n'enseigne pas cela à ses étudiants.»

Le ministre responsable de la région de Québec a convenu que «les radios [de Québec] ont des opinions arrêtées. C'est normal, c'est la démocratie. Moi, je n'ai pas de problème avec les radios de Québec. Et ça fait quand même 12 ans que je suis en politique. Régime de peur, régime de peur? Je cherche encore qui a eu peur.

«Autre élément, les gens ne sont pas obligés de les écouter, a-t-il conclu. La compétition [entre stations radiophoniques] est très forte à Québec. C'est la liberté des gens de choisir quel poste de radio, quel poste de télé» ils écoutent. Pour lui, rien de nouveau sur l'influence des médias. «Toutes les radios, toutes les télés, tous les sondages influencent la population.»

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