Une série sombre signée Francis Leclerc

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Francis Leclerc réalise la série Marche à l'ombre, avec Laurence Leboeuf.

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(Québec) Dans Marche à l'ombre, la nouvelle série de Super Écran, on suivra la réhabilitation de criminels endurcis dont le sort est entre les mains d'une jeune équipe d'intervenants. Un sujet que Francis Leclerc a choisi d'aborder de manière très réaliste, documentaire, voire crue.

«On n'est pas là pour faire des belles images, mais pour montrer des situations de la manière la plus vraie possible», note le réalisateur, qui a tourné dans un ancien presbytère. «On utilise la lumière ambiante, la caméra à l'épaule. Ce n'est pas léché du tout.»

L'équipe a pu bénéficier de l'expérience de sa productrice Josée Desrosiers, qui a travaillé 10 ans comme intervenante, et s'est rendue dans des centres de réhabilitation. «En passant juste une journée dans ces centres-là, tu comprends», indique Francis Leclerc.

Neuf intervenants sur dix sont des filles, surtout dans la vingtaine. «C'est quand même fascinant qu'une fille de 24 ans décide de ce que des bonhommes de 50 ans doivent faire pour se remettre dans le droit chemin, alors qu'elle n'a rien fait dans sa vie», commente-t-il.

Ce rapport de pouvoir s'établit de différentes façons dans la série. «On travaille vraiment dans des zones de gris, avec des personnages complexes qui ont tous des failles», explique Leclerc. Alors qu'Audrey (Catherine Brunet) est une ex-militaire anarchiste, Rachel (Laurence Leboeuf) est une idéaliste sadomasochiste. «Il faut se demander comment ça marche. On est allés loin dans des scènes explicites, je ne pense pas que j'ai envie que mon gars de 14 ans voit ça.»

Le réalisateur, à qui on doit entre autres Apparences, Mon meilleur ami, la deuxième saison des Rescapés et Les beaux malaises (qu'il réalise pour une dernière saison), dit avoir joui d'une liberté totale. «Je suis chanceux de faire des séries qui dépassent mes limites et où on ne me censure pas.»

Contrairement aux détenues d'Unité 9, les hommes de Marche à l'ombre ont 50 % de liberté et 50 % de supervision. «Leur vrai test, c'est la tentation, souligne-t-il. La grande majorité retourne à l'endroit où ils se sont fait coffrer, parce que c'est ce qu'ils connaissent.»

On verra un ancien prédateur sexuel de 72 ans, joué par Guy Thauvette, tenter de se trouver un logement loin des enfants en plein centre-ville de Montréal. Gildor Roy, en motard condamné pour un triple meurtre, aura du mal à reconnaître le quartier Hochelaga et à se défaire de ses VHS et des «téléphones à flips» avec 30 ans derrière les barreaux.

Francis Leclerc saura bientôt s'il pourra aller de l'avant avec le tournage de Pieds nus dans l'aube, une adaptation du roman de son père, Félix, réalisée à quatre mains avec Fred Pellerin. Le fils est heureux de s'être fait un prénom, tout comme Laurence Leboeuf, dont le père Marcel apparaît dans quelques scènes de Marche à l'ombre. Une deuxième saison devrait être tournée cet hiver.

Marche à l'ombre sera diffusée le lundi à 21h dès le 12 octobre à Super Écran.

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