Michelle Allen: nourrie de vérité

Marianne Fortier et Sylvain Marcel dans Pour Sarah.... (Photo Dominic Gauthier)

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Marianne Fortier et Sylvain Marcel dans Pour Sarah.

Photo Dominic Gauthier

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Écrire une série inspirée d'un fait réel, fortement médiatisé, est un mandat délicat. L'auteure Michelle Allen (Destinées) a toutefois accepté de se plonger dans le drame vécu par la famille du producteur François Rozon, dont la fille a été lourdement handicapée lors d'un accident après une fête arrosée, afin d'écrire Pour Sarah.

Q Comment avez-vous imbriqué les faits réels et la fiction?

R La nécessité de s'éloigner de l'histoire réelle rapidement est apparue, pour des raisons dramatiques. Je crois que ça a soulagé tout le monde quand on s'est dit que l'histoire d'un jeune qui a un accident arrive chaque semaine, et que c'était plus large.

Q Vous avez tout de même réalisé des entrevues avec les membres de la famille. Comment cela vous a-t-il influencée?

R C'était très touchant, il y a des moments d'une intensité et d'une douleur qu'on ne peut pas imaginer, et ça a nourri la série de vrai. J'ai eu accès à plusieurs points de vue sur la même histoire, ce qui m'a beaucoup aidée.

Q L'alcool au volant, la vitesse et les accidents impliquant de jeunes conducteurs font souvent l'objet de campagnes de sensibilisation. Aviez-vous le souci ou le mandat de livrer un message?

R Être moralisateur, ce n'est jamais payant à la télé. Lorsque j'ai commencé, j'écrivais pour une émission éducative à Télé-Québec. On parlait alors de la «dose homéopathique de contenu». Ça voulait dire que lorsque tu as un message à passer, il ne faut pas que les gens s'en rendent compte. J'aime les histoires qui me tiennent en haleine et qui me touchent. Si l'histoire est bonne, elle va jouer son rôle.

Q Comment avez-vous abordé les personnages des jeunes?

R Je voulais qu'ils soient vrais, complexes, forts, avec une tête sur les épaules. Bref, qu'ils ressemblent à ceux que je côtoie. Je voulais aussi montrer que même si la communication est bonne, les parents ne connaissent jamais tout de la vie de leur enfant.

Q Au fil des épisodes, nous découvrirons ce qui s'est réellement passé la nuit du drame, tout en voyant les conséquences médicales, juridiques et humaines de l'accident. Comment avez-vous équilibré l'avant et l'après?

R Il y a peut-être dix pour cent de flashbacks et des ellipses de temps en temps pour que la réhabilitation aille plus vite. Il y a un certain suspense pour savoir si Sarah va retrouver sa tête, mais je n'en dirai pas plus...

Q Vous avez étudié quatre ans en médecine avant de vous diriger en théâtre et en écriture dramatique. Ces études vous aident-elles quand vient le moment d'écrire sur le monde médical?

R En médecine, ce qui m'intéressait, c'était la psychiatrie, et le théâtre est arrivé. La courbe s'en allait vers l'humain. Avoir déjà une bonne connaissance du corps et de certaines pathologies, c'est intéressant pour moi d'avoir accès à ce raccourci.

Pour Sarah sera diffusée à TVA le lundi à 21h, dès le 21 septembre.

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