Leitão de glace face aux plaintes de Snyder

Émotive en conférence de presse, lundi, Julie Snyder... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Émotive en conférence de presse, lundi, Julie Snyder a affirmé que sa compagnie, Productions J, avait été privée de crédits d'impôt parce qu'elle partage sa vie avec Pierre Karl Péladeau.

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(Québec) Les sanglots de Julie Snyder n'émeuvent pas le ministre des Finances Carlos Leitao qui assure agir par souci d'équité dans le dossier du crédit d'impôt à la production télévisuelle.

La conférence de presse de la femme d'affaires et conjointe de chef de l'opposition, Pierre Karl Péladeau, lundi, ne changera pas les lois fiscales en vigueur.

«Ce n'est pas moi qui ai fait le spectacle, a réagi M. Leitao, mardi. Ce que nous avons fait au budget, c'était tout simplement de rétablir l'équité dans le système fiscal et revenir à la situation qui existait avant février 2014.»

Mme Snyder se dit contrainte à abandonner la production télévisuelle parce que son entreprise est considérée «liée»à celle d'un diffuseur, TVA, en raison de sa relation avec M. Péladeau, actionnaire de contrôle de Québecor. Fiscalement, elle n'a donc pas droit au crédit d'impôt à la production télévisuelle de 20% qui est destiné uniquement aux producteurs indépendants. La majorité des productions de l'entreprise de Mme Snyder sont vendues à TVA. 

Peu avant la dernière campagne électorale, le ministre péquiste des Finances, Nicolas Marceau a changé les règles d'admissibilité, permettant à Production J de se qualifier pour le crédit d'impôt. Une modification faite contre l'avis des fonctionnaires du ministère de la Culture qui parlaient des «impacts néfastes pour l'ensemble de l'industrie de production audiovisuelle indépendante» d'un tel changement.

«C'est une décision qui était demandée par le milieu qui nous demandait de corriger une iniquité qui avait été introduite par le gouvernement précédent, a affirmé M. Leitao. C'est tout ce qu'on a fait.»

L'entreprise détenue par le conjoint ou l'enfant détient un avantage concurrentiel en raison de son accès privilégié au diffuseur, fait valoir le gouvernement du Québec.

La ministre de la Culture Hélène David évoque l'exemple des fils du propriétaire du Canal Évasion qui s'étaient vu refuser le même crédit d'impôt. Mme Snyder ne peut invoquer l'argument du féminisme pour défendre sa cause, croit-elle. «Pensez-vous que la loi fiscale regarde si elle est une femme ou un homme? demande Mme David. Elle se sent visée comme femme, mais je ne pense pas que la loi fiscale visait plus un homme, une femme, des enfants...»

Beaucoup de questions demeurent quant à la suite des choses pour Production J et sa propriétaire, a noté la ministre, qui ne semble pas craindre pour l'avenir de l'entreprise.

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