François Léveillée:  écrire pour rire, et pour l'autre

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«Je suis de l'école des Yvon Deschamps avec intro, développement, conclusion, de l'époque où on n'écrivait pas comme on parle. Maintenant, c'est beaucoup plus télégraphique», indique François Léveillée, qui anime la série Écrire pour rire.

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) À 62 ans, François Léveillée a plus de 40 ans de carrière en humour, en écriture et en chanson derrière lui. Devant, il n'y a maintenant que des projets qui lui tiennent vraiment à coeur et des occasions, comme la série Écrire pour rire, de passer le flambeau.

La série documentaire de QuébéComm, qui produit le Grand Rire à Québec, suit de jeunes auteurs issus de l'École de l'humour; de leur rencontre avec des humoristes établis jusqu'à un spectacle qui a été présenté au Petit Champlain en 2013.

«Ce qui m'a touché, c'est d'abord l'ouverture d'esprit des humoristes qui écrivent 80 ou 85 % de leur matériel. Ils auraient très bien pu arriver en king, mais ils ont accepté de travailler avec les jeunes», raconte François Léveillée.

Daniel Lemire, Boucar Diouf, Dominic Paquet, ainsi que Dominic et Martin se sont ainsi prêtés au jeu. Leur style bien affirmé les a parfois obligés à dire aux auteurs qu'ils faisaient fausse route, un coup dur pour ceux-ci, qui devaient composer avec un échéancier serré. «Même si c'est très bon couché sur papier, c'est lorsqu'on l'exécute qu'on voit si ça marche ou non, analyse Léveillée. Il ne faut jamais sentir l'auteur derrière le performeur.»

Le métier a-t-il de l'avenir? Oui, croit Léveillée, surtout si l'humour, malgré sa présence grandissante sur toutes les tribunes, demeure diversifié. «Sans dire qu'il y a trop d'humour, ce qui m'inquiète est que ça devienne le seul discours qu'on entende et que ça nous empêche de parler des vraies affaires. Ça me fait penser à Rome à la fin de son règne, où ils disaient : "Amusez le monde pour qu'ils nous sacrent patience"», illustre-t-il.

Lui-même a écrit des textes pour Lise Dion, Jean-Michel Anctil et Michel Barrette, alors qu'il implique d'autres auteurs dans ses propres spectacles. «Je vais toujours chercher quelqu'un d'une autre génération. Si j'écris sur l'éducation des enfants, j'aime avoir l'heure juste sur comment ça se passe en 2015 et mixer ça avec ma propre expérience, pour aller chercher le plus de spectateurs possibles, indique-t-il. Je suis de l'école des Yvon Deschamps avec intro, développement, conclusion, de l'époque où on n'écrivait pas comme on parle. Maintenant, c'est beaucoup plus télégraphique.»

Il ne lui reste que quelques représentations de son spectacle Les deux rôles de ma vie, alliant chanson et humour, avant de se lancer dans la création d'un nouvel album. Il travaille aussi sur une autobiographie humoristique, L'orgueil, la honte et le ridicule, qui rassemblera des souvenirs du métier et de jeunesse, ainsi que sur un roman. Le touche-à-tout trouve tout de même le temps de donner un coup de main à sa fille Sarah, gagnante de la bourse Rideau l'an dernier.

Écrire pour rire est diffusé le samedi à 22h30 du 2 mai au 27 juin (relâche le 20 juin) sur les ondes d'ICI Radio-Canada Télé.

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