30e Gala Artis: réussi, mais sans surprise

Grosse soirée pour Éric Salvail. Non seulement gagne-t-il... (La Presse, Olivier Jean)

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Grosse soirée pour Éric Salvail. Non seulement gagne-t-il son trophée pour «En mode Salvail» dans la catégorie talk-show une deuxième année consécutive, il ravit en plus celui de Charles Lafortune pour celui des variétés avec «Ce soir tout est permis» et «Les recettes pompettes»

La Presse, Olivier Jean

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(Québec) Oui, on peut parler d'un gala réussi : du rythme, du glamour, du rire, des larmes, des idées qui ont du punch et un animateur, Charles Lafortune, efficace et en forme, parfaitement dans son élément. Mais outre quelques exceptions, comme la double récolte d'Éric Salvail, il ne fallait pas attendre les surprises de la liste des gagnants, plus que prévisible hier soir, avec en tête Guylaine Tremblay et Claude Legault, qui conservent leurs titres de chouchous numéro un du public.

Sur la scène de la Place des Arts, la soirée avait quelque chose de grandiose, avec ces écrans géants, certainement un atout visuel. Il faut saluer le retour du duo Les Satiriques, as des effets spéciaux, pour l'ouverture spectaculaire réunissant «les durs à cuire» de nos séries et téléromans, de Pete de Chambres en ville à Lyne-la-pas-fine des Invincibles. Même Chicoine de Watatatow y était, et tous repris aujourd'hui par leurs interprètes respectifs. On a vu juste avec cette histoire de méchant qui voulait voler notre recette pour faire de la bonne télé. Du gros calibre.

Rarement vu, donc, une liste de gagnants aussi prévisible. Bon pour le pointage de mes prédictions - j'en ai eu 12 sur 16 -, moins pour le facteur surprise. On se serait cru revenir à l'époque où TVA gagnait tout, Claude Legault et Guylaine Tremblay étant les seuls à l'emporter pour des émissions de Radio-Canada. Et encore, puisque Legault gagnait pour 19-2 mais aussi Un sur 2. Un honneur apprécié dans ce climat «d'austérité, de coupures sauvages, de manque d'amour flagrant à travers le monde».

Grosse soirée pour Éric Salvail. Non seulement gagne-t-il son trophée pour En mode Salvail dans la catégorie talk-show une deuxième année consécutive, il ravit en plus celui de Charles Lafortune pour celui des variétés avec Ce soir tout est permis et Les recettes pompettes, pourtant moins populaires que La voix. Quand le nom dépasse l'émission et le diffuseur. Ce sont ses septième et huitième trophées Artis.

Belle façon de dire adieu à Suzie Lambert que de décerner le trophée du rôle féminin dans une télésérie à Marina Orsini. Après lui avoir échappé l'an dernier, Julie Le Breton a décroché un Artis pour son rôle dans Les beaux malaises. Une double victoire pour la comédie de Martin Matte, qui l'emporte pour la deuxième année consécutive.

Dans la catégorie Jeunesse, Philippe Laprise a mis fin au règne de Yan England, gagnant des quatre dernières années. Celui qui a souffert d'un déficit d'attention en a profité pour appuyer les profs dans leurs revendications et dénoncer les coupes en éducation, citant même Dumbledore : «Ce sont nos choix qui montrent qui nous sommes.»

Bonne idée de faire présenter les nommés des affaires publiques par la fillette de la Websérie Camille raconte. «Eux autres, c'est du monde qui parle tout le temps», a décrit Camille, qu'on aurait bien aimé voir après la vidéo. On a souligné sobrement l'attentat contre Charlie Hebdo avec sa journaliste Zineb El Rhazoui, venu remettre le trophée des bulletins de nouvelles. Parmi les intouchables, Pierre Bruneau repart avec son 17e trophée, à trois du record de 20 détenu par Patrice L'Écuyer. Huitième pour Gino Chouinard, imbattable dans la catégorie des émissions de services.

Bonne idée de demander à François Pérusse de trafiquer La voix, devenue La tite voix avec Lili-Ann de Francesco qui chante La soupe à la relish. J'en aurais pris encore. Tel que prévu, on a très peu joué la carte de la nostalgie. Quelques images des précédents galas, comme pendant la performance de Kevin Bazinet, éblouissante sous une pluie de confettis, plus appréciée que les averses sur le tapis rouge presque automnal.

Le (514) 246-4666 était-il bien le numéro personnel de Philippe Bond? Pour se venger de l'humoriste, qui a fait apparaître son numéro personnel dans Les 400 coups!, Charles Lafortune a donné le sien en ondes! J'ai appelé, et c'était bien la boîte vocale de l'humoriste, qui devra changer de numéro. Beau coup de l'animateur.

La femme de Jean Béliveau, Élise, et Yvan Cournoyer ont remis le trophée des émissions de sports à Dave Morissette, son quatrième. L'ancien joueur préfère son métier actuel que d'avoir à se battre contre Bob Probert. Récompensé pour son Tricheur et confirmé à l'animation du gala l'an prochain, Guy Jodoin aura fort à faire pour égaler la performance de Charles Lafortune, impeccable hier soir.

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