Un 30e Gala Artis sans nostalgie

Charles Lafortune... (Photo fournie par Radio-Canada)

Agrandir

Charles Lafortune

Photo fournie par Radio-Canada

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Avec deux Galas Artis dans le corps, Charles Lafortune commence à savoir ce qui marche et ce qui ne marche pas dans un gala. Après s'en être tenu loin deux années de suite pour se consacrer à La voix, il y revient demain soir pour le 30e, avec l'assurance d'un gars préparé.

«On y travaille depuis novembre», affirme l'animateur, qui pour la première fois, a décidé de tester son monologue d'ouverture dans les premières parties d'humoristes comme Dominic Paquet et P-A Méthot, mais aussi au Bordel, le nouveau comédie club de la métropole, comme le fait Louis-José Houde depuis des années pour le Gala de l'ADISQ. «Ça m'a permis d'identifier ce que j'appelle les "jokes de milieu", que les artistes et les chroniqueurs télé vont pogner, mais pas le public», dit-il.

Charles Lafortune va se payer gentiment la tête de bien du monde, mais n'attendez pas de gag sur Joël Legendre. «J'avais une bonne ligne qui n'était pas méchante, mais ça ne passe pas pantoute, c'est encore trop frais.»

Comme c'est le 30e, on fait les choses en grand : le gala déménage à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts et accueille 2000 personnes du public, grand jury de la soirée. «J'ai décidé de m'adresser directement à eux dimanche. Ça va changer du procédé que j'observais dans les numéros d'ouverture, qui consistait à féliciter un artiste dans la salle avant de le ramasser. Ça me lassait.»

Charles Lafortune ramène Les Satiriques, grands maîtres des effets spéciaux qui s'étaient démarqués lors des galas de 2011 et 2012 avant d'avoir leur propre émission, Les gars des vues. Pour souligner le 30e anniversaire, Pierre-Luc Gosselin et Nicholas Savard-L'Herbier ont concocté une vidéo d'ouverture rappelant des personnages marquants de notre télévision. «Attendez-vous à voir le Romano Fafard [de Dans une galaxie près de chez vous] et Pete de Chambres en ville. Revoir Francis Reddy qui le rejoue avec la coupe Longueuil, c'est jouissif», dévoile Charles Lafortune. On fera aussi aussi un clin d'oeil à Forrest Gump.

Et l'animateur nous prévient : «Entre le tapis rouge et le début du gala, bougez pas, ça part tout de suite sans publicité. Anouk [Meunier] nous amène dans la salle avec Galaxie qui aura déjà commencé à jouer, avec le public debout.» François Pérusse et les candidats de La voix contribueront aussi à la soirée, qui soulignera également les nombreuses morts dans nos séries cette année.

Lui-même en nomination dans les catégories de variétés et de la personnalité masculine demain, Charles Lafortune est un as des remerciements. Aussi ne s'est-il pas gêné pour expédier une lettre à chaque artiste en nomination leur demandant de se préparer en cas de victoire. «Je ne m'attendais pas à gagner? Ben voyons! Tu t'es acheté une robe, tu t'es fait faire une pédicure, une manucure, tu t'es fait maquiller, tu t'es fait faire blanchir les dents... et t'es un gars!» blague-t-il. Pour ceux qui s'éterniseront, une lumière s'allumera pour les avertir de conclure après 1 minute 20.

Et comme s'il n'en avait pas assez sur les épaules, l'animateur redeviendra acteur avec son ami Guy Jodoin dans la série Karl/Max, prévue pour l'automne à TVA, réalisée par Patrice Sauvé et dont le tournage commence cette semaine. Au sujet de La voix, qui reviendra pour une quatrième saison l'hiver prochain, Charles Lafortune dit avoir appris en même temps que tout le monde que Pierre Lapointe coanimerait une émission de variétés cet automne sur ICI Radio-Canada Télé. Pour l'instant, il ne sait rien du sort des quatre coachs.

Le 30e Gala Artis est diffusé dès 20h demain à TVA. Le tapis rouge est à 19h.

Ève Landry... (Photothèque La Presse, André Pichette) - image 2.0

Agrandir

Ève Landry

Photothèque La Presse, André Pichette

Leur première fois

Ève Landry : la satisfaction du travail accompli

Ève Landry ressent de la fierté quand on lui parle de sa première nomination au Gala Artis pour son personnage de la détenue Jeanne Biron dans Unité 9. «J'ai tellement travaillé fort pour que les gens aient de la compassion pour le personnage comme moi j'en ai eu face à Jeanne. J'espérais juste que ça se rende au public. Une nomination comme ça, ça fait juste me prouver que le monde est touché par elle. Ça me rend très fière.»

Ève Landry croyait peut-être se retrouver en nomination comme personnage de soutien un jour, mais certainement pas dans la catégorie Rôle féminin-téléromans québécois aux côtés de Sophie Lorain, Macha Grenon, Guylaine Tremblay et Marie-Thérèse Fortin. «La petite fille adolescente en dedans de moi qui rêvait de faire ce métier-là est bien impressionnée et bien contente, lance-t-elle. C'est impressionnant de se retrouver avec ces femmes d'expérience. Mais je ne stresse pas outre mesure. Je pense que chacune des filles le mérite.»

Ève Landry croit qu'il est bon qu'il y ait une certaine rivalité entre les comédiens. «C'est important de ressortir ceux qui se sont démarqués cette année, affirme-t-elle. C'est important dans tous les domaines de faire ça pour qu'il y ait une saine compétition et un instinct de devoir se dépasser à chaque année.»

Jeanne aux soins intensifs

Oui, oui, chers téléspectateurs, Jeanne sera de retour dans la prochaine saison d'Unité 9. «Jeanne se retrouve aux soins intensifs, explique son interprète. Je n'ai pas eu les textes encore, mais disons qu'on se croise les doigts pour qu'elle soit bien soignée!»

La comédienne aborde son personnage avec une grande affection. «J'aime la loyauté de Jeanne, son humour, son esprit de gang, le fait qu'elle protège les autres, décrit-elle. J'aime aussi sa loyauté quand elle est en couple. C'est une grande amoureuse de l'amour.»

Celle qu'on verra cet automne en sorcière gothique dans la série jeunesse Salmigondis à Radio-Canada a déjà choisi ce qu'elle allait porter demain soir : un ensemble pantalon-tuxedo de la designer québécoise Mylène B. Elle a aussi une petite idée de ce qu'elle dira si elle monte sur scène. «Je n'ai pas écrit de mot, mais je le répète dans ma tête. Je fais de l'impro depuis 13 ans, donc j'improviserai si j'oublie des trucs. À moins que je perde tous mes moyens... C'est ma première expérience donc je verrai rendue là!»  (Daphné Bédard)

Luc Guérin... (Photothèque La Presse, David Boily) - image 3.0

Agrandir

Luc Guérin

Photothèque La Presse, David Boily

Luc Guérin : un rôle de psy attachant

Pour Luc Guérin, qui fait carrière en télévision depuis plus de 25 ans, cette première nomination au Gala Artis fait chaud au coeur.

«J'ai réalisé cette année, quand ils m'ont dit que j'étais en nomination, que c'était ma première», raconte celui qui n'accorde pas trop d'importance aux prix. «La reconnaissance, je l'ai beaucoup dans la vie de tous les jours. Les gens nous disent qu'ils apprécient notre travail. Mais c'est certain que cette nomination fait vraiment plaisir.»

Le public s'est rapidement attaché à son personnage complexe de Steven Picard, le psychologue d'Unité 9. «J'aime ce genre de personnage qui n'est pas tout blanc, tout noir, dit le comédien. J'aime les gens qui ont une faille dans leur vie ou un petit démon. Tout le monde a son petit démon. J'aime aussi le fait qu'il peut, à sa manière, faire du bien aux femmes de la prison.» Malgré son côté «un peu rustre», Steven Picard est un «homme d'une grande bonté», fait remarquer Luc Guérin.

Bonne nouvelle pour les télé­spectateurs : le psychologue qui n'hésite pas à dire leurs quatre vérités aux femmes de Lietteville sera de retour pour la quatrième saison d'Unité 9, dont le tournage débutera fin mai.

Compétition

Dans la catégorie Rôle masculin dans un téléroman québécois, Luc Guérin se mesurera à d'autres grosses pointures : Guy Nadon, Paul Doucet, Gabriel Arcand et François Papineau. «Je n'ai jamais été confronté dans ma vie avec le concept de compétition, admet celui qui a remporté un Gémeaux en 2001 pour son interprétation du chanteur Willie Lamothe. Quand on embarque là-dedans, on peut se faire mal et on n'est pas à la bonne place. Mais je me sens honoré d'être dans la même catégorie qu'eux.» Luc Guérin avoue qu'il a toujours admiré Guy Nadon et qu'il l'appelle même Master lorsqu'il le croise dans la rue.

Mais peu importe le dénouement de la soirée, Luc Guérin aura préparé un mot de remerciement. «Je me souviens quand j'avais gagné Willie, j'avais préparé quelque chose, mais l'énervement, c'est fort. T'oublies des gens et tu t'en veux pendant six mois!»  (Daphné Bédard)

Jean-François Baril anime Gardienne agent double.... (Photo fournie par Canal Vie) - image 4.0

Agrandir

Jean-François Baril anime Gardienne agent double.

Photo fournie par Canal Vie

Jean-François Baril

Après plusieurs années à l'antenne, il est normal de voir une émission perdre en popularité. C'est tout le contraire pour La guerre des clans, qui gagne des adeptes d'année en année sur V, six ans après son retour en ondes. Au point de fournir à Jean-François Baril sa première nomination au Gala Artis.

«Quand je vais tourner La guerre des clans, je n'ai plus de stress. Ce jeu-là, je le connais à l'endroit, à l'envers, j'éprouve seulement du plaisir à l'animer», affirme Jean-François Baril après 840 émissions, toujours deuxième derrière TVA dans les sondages d'écoute, en semaine à 17h30.

Il admet tout de même s'inquiéter un peu de l'arrivée du nouveau jeu de Patrice L'Écuyer, l'adaptation québécoise de Hollywood Game Night cet automne sur ICI Radio-Canada Télé. «C'est sûr que ça me fait peur. Mais la force de La guerre des clans, c'est que tu peux l'attraper n'importe quand et que tout le monde peut jouer. Aussi, il y a quelque chose de réconfortant à voir des familles réunies.»

Jean-François Baril sent d'ailleurs qu'il fait un peu partie de la famille quand il entre dans les foyers chaque soir. «Les gens me disent : "Toi, on soupe avec toi!" Certains enfants ne peuvent pas regarder La guerre des clans s'ils n'ont pas fait leurs devoirs, c'est leur nanane!»

L'animateur sort enchanté de sa saison à la barre de Ça commence bien! et Ça commence bien + à V, malgré le contexte de compressions dans les studios de MusiquePlus, d'où provient l'émission. «Après 10 ans de radio le matin, j'avais dit que je ne voulais plus faire de morning show. Je me souviens m'être demandé dans le temps pourquoi j'avais choisi ce beat-là. Cette année, ce n'est pas arrivé une fois, j'ai du fun à tous les matins.» Il ignore cependant si les deux émissions seront renouvelées pour l'automne.

Sugar Sammy 

Récipiendaire de l'Olivier de l'année dans les deux dernières années, Sugar Sammy ne croit pas du tout en ses chances demain contre Réal Bossé, Daniel Brière, Martin Petit et surtout Martin Matte, pour le prix du rôle masculin dans une comédie. «Même mon gérant m'a dit que s'il était moi, il ne préparerait pas de speech!» admet le populaire humoriste.

La nomination l'a surpris. Non pas parce que son rôle de Sam dans Ces gars-là est un parfait salaud, mais parce qu'il s'agit de sa première expérience comme acteur. La deuxième saison s'est conclue sur une note dramatique, forçant son personnage à choisir entre ses parents ou sa blonde, une question qu'il a soumise à ses fans. «Je pensais qu'ils allaient prendre plus pour ma blonde, mais c'est 50/50!» dit-il. La réponse dans la troisième saison l'hiver prochain sur V.

Celui qui s'est symboliquement réconcilié avec Pauline Marois à Tout le monde en parle dimanche dernier se fait rarement aborder pour discuter de politique dans la rue. «Les gens me disent plus que c'est le fun d'avoir une autre perspective, d'avoir le point de vue d'une minorité visible dans une majorité francophone, qui elle-même se considère comme une minorité linguistique dans un cadre nord-américain. Le sujet laisse beaucoup de place à l'humour.»

Bonnes nouvelles : on le reverra pour une deuxième fois dans Les pêcheurs à l'automne et dans un numéro au Gala Les Olivier le 10 mai prochain. D'ici là, le chic humoriste compte faire forte impression sur le tapis rouge demain soir avec un look classique très Hollywood, oeuvre d'un designer italien.

Sarah-Jeanne Labrosse

Nommée une première fois dans la catégorie jeunesse, Sarah-Jeanne Labrosse parle avec fascination de ses fans qui la suivent chaque semaine dans L'appart du 5e et Le chalet, deux séries de VRAK. «Des fois, je me demande même s'il y en a parmi eux qui voient la différence entre ma vie et celle de Miley Cyrus! Il y a un âge où une vedette est une vedette, ils ne font pas de différence de catégories. C'est particulièrement touchant. Ils ne se gênent pas pour nous accoster dans la rue, ils n'ont pas peur du ridicule.»

L'actrice, que plusieurs ont découverte dans le rôle de Laurence dans Unité 9, vit un véritable tourbillon en ce moment. En plus de tourner dans Yamaska, qui s'est conclu dramatiquement pour son personnage, elle jouera dans la suite de Féminin/féminin, la série lesbienne de Chloé Robichaud, qui passera du Web à la télévision, sur ICI ARTV. Cet été, elle partagera la vedette d'un film tourné en France dans les châteaux de la Loire, un conte urbain intitulé Un jour mon prince, avec Mylène St-Sauveur. «Ça se passe à Paris, deux filles ont une semaine pour se trouver un prince. J'ai très hâte de porter une robe de princesse et d'utiliser mes pouvoirs quand il ne faut pas.»

Puis, Le chalet, téléroman jeunesse qui a été un véritable coup de coeur cet hiver, a été renouvelé pour une deuxième saison avec le même groupe d'amis, aussi liés dans la vraie vie. «Ça faisait partie du concept, ils se sont inspirés de notre personnalité et ont écrit la série en pensant à nous. On se rejoint même toutes les semaines pour regarder les épisodes!» (Richard Therrien)

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer