Pauline Marois: finie la déprime!

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«Je crois que nous nous sommes fait battre par la peur qu'ont les Québécoises et les Québécois d'un référendum», dit Pauline Marois pour expliquer l'échec de son parti il y a un an.

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(Montréal) Oubliez la femme encore sonnée de la défaite par knock-out, l'ex-politicienne amère qu'on a vue chez Josélito Michaud à Télé-Québec l'automne dernier. La Pauline Marois qui retournait dimanche soir à Tout le monde en parle pour la première fois depuis son départ du Parlement apparaissait alerte, vive, comme dans ses meilleures années. Un peu plus, et on se serait cru en campagne électorale.

«Je crois que nous nous sommes fait battre par la peur qu'ont les Québécoises et les Québécois d'un référendum», dit-elle pour expliquer l'échec de son parti il y a un an. Elle croit toujours que Pierre Karl Péladeau représentait un atout précieux dans la campagne, pour donner une meilleure crédibilité économique au concept de souveraineté.

Ne comptez cependant pas sur l'ancienne première ministre pour commenter la course à la direction du Parti québécois - le contraire aurait été surprenant. Mais elle est toujours membre du parti, elle va voter pour le nouveau chef et sera «à ses côtés pour faire avancer le Québec vers son indépendance». Parce qu'elle n'a pas l'intention de s'éclipser. Dimanche soir, elle a même encore défendu sa charte, et pas du bout des lèvres.

S'ennuie-t-elle de Jean Charest? «Voulez-vous la vérité? Pas vraiment», a répondu Mme Marois. Celle-ci n'allait pas casser de sucre sur le dos de Sugar Sammy, assis à ses côtés, et qui l'a pourtant déjà comparée à Rob Ford. «Le droit d'expression doit exister même quand on dit des bêtises!» lui a-t-elle envoyé.

Johanne Fontaine, qu'on verra dans un documentaire très touchant à Canal Vie, inspirait tout sauf la pitié dimanche soir. Une battante expressive, qui gesticule et parle fort, venue à bout de trois épisodes de cancer, et qui a illuminé le plateau. Je la soupçonne aussi de pouvoir déplacer des montagnes.

«Je suis une folle, une émotive, j'ai un rythme que les autres ont pas», admet celle qui vit intensément chaque moment de l'existence. Trop? «Peut-être que c'est les autres qui sont pas assez!» Sur son caractère excessif, souvent colérique : «Ça ne m'a peut-être pas toujours servie, mais c'est ça qui m'a sauvée de la mort.»

Fidèle à lui-même, Sugar Sammy, qui se dit gentil dans la vie et méchant sur la scène, ne s'est pas fait d'amis dans les régions. S'il gagne l'Olivier de l'année pour la troisième année consécutive, il promet de donner un spectacle gratuit à Shawinigan, qu'il a écorchée plus d'une fois. Et il en rajoute : «Pour une fois, il y aura quelque chose à faire à Shawinigan.»

L'humoriste s'est aussi moqué de la fierté des gens de Québec et de leur aéroport. «Ils l'appellent aéroport international Jean-Lesage, avec leur vol quotidien à Sept-îles. Ils ont deux gates à l'aéroport. C'est le plus petit avion que j'ai pris dans ma vie. Le pilote y'a même pas mis ça sur le tarmac, y'a juste parké ça entre deux chars!»

Karine Vanasse savoure son personnage de méchante, même si celui-ci lui a valu des menaces de mort sur les réseaux sociaux, une réaction «normale» des fans pour les personnages de vilains, dit-elle. À propos des secrets de tournage, elle dispose de sa propre roulotte, qui sert davantage à son chien! Si un épisode de 30 vies coûte environ 100 000 $, ça peut grimper jusqu'à 5 millions pour Vengeance!

«Vous avez pas le droit de faire ça!» s'est exclamé Denis Villeneuve quand on lui a annoncé qu'on préparait une suite à Blade Runner, un de ses films préférés à vie. Convaincu par le scénario, il réalisera pourtant cette suite, et a même eu la bénédiction de Harrison Ford, qui reprendra son rôle. Le cinéaste n'est pas peu fier de tourner son prochain film, The Story of Your Life, une histoire d'extraterrestres, à Montréal.

Patrick Masbourian est devenu très émotif en expliquant pourquoi il n'avait jamais réalisé de long métrage après avoir participé à La course, la même année que Denis Villeneuve. «Je manque de confiance en moi», a-t-il répondu à Guy A. sur cette question qui semble encore très sensible. L'animateur de PM sur ICI Radio-Canada Première a été très éloquent au sujet du génocide arménien, toujours nié par les Turcs, 100 ans plus tard, et qu'il raconte dans le documentaire Le génocide arménien... 100 ans de solitude. Il a commencé à relater cette tragédie à son fils de huit ans, notamment en lui expliquant qu'il accepterait bien des choses de sa part, «mais jamais le non-respect des différences».

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