Documentaires: trois cancers, trois leçons de vie

Johanne Fontaine, ex-Copine d'abord, se remet de la... (Photothèque Le Soleil)

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Johanne Fontaine, ex-Copine d'abord, se remet de la récidive de son cancer.

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(Montréal) Le cancer fait frémir et nous ramène à notre propre mort. Pas pour rien qu'on soit sortis aussi chavirés de la finale de Nouvelle adresse, qui adoucissait pourtant bien des aspects de la maladie.

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Dans Le trou dans ma tête, on suit Benoît Cliche (au centre)  réaliser ses derniers rêves avant que le cancer du cerveau ne l'emporte.

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Trois mardis d'affilée à Canal Vie, c'est pourtant à une ode à la vie que se livrent trois personnes atteintes. Des documentaires qui ébranlent, choquent même, mais à la fois tellement beaux, et qui nous habitent longtemps. Suivis par la caméra durant leurs traitements, tous témoignent de cette même rage de vivre.

Le cas de Benoît Cliche, comédien et joueur de cuillère originaire de Québec vraiment attachant, en a ému plusieurs, notamment lorsqu'on l'a vu dans une capsule spéciale d'En audition avec Simon, l'été dernier. Le trou dans ma tête, diffusé ce soir à 21h et produit par Éric Salvail, nous le montre réaliser ses derniers rêves avant la fin inéluctable que lui réserve son cancer du cerveau, combat qu'il a perdu en janvier dernier. Avec plusieurs sauts dans le temps, témoins de la terrible évolution de sa maladie, le réalisateur David Boisclair égrène un à un les souhaits apparaissant sur la bucket list de Ben : revoir ses compagnons du Conservatoire, faire toiletter son chat, aller au spa, tenir son premier vernissage... En l'espace d'un an, Benoît devient méconnaissable, la maladie et les traitements lui font prendre beaucoup de poids, altèrent sa vision, le font hésiter sur les mots. Et toujours ce trou apparent sur le côté de sa tête, trace de ses quatre opérations. Le cancer, c'est plus sale dans la vraie vie que dans la fiction.

La fin m'a eu complètement, lorsque Mara Tremblay lui fait entendre sa version du Trou dans ma tête, un texte de Benoît qu'elle a mis en musique. Un moment d'une intensité telle qu'on ne peut réprimer ses sanglots.

La comédienne et ex-Copine d'abord Johanne Fontaine a quant à elle vécu une récidive de son cancer. L'animatrice et productrice Isabelle Maréchal, qui est restée toujours sa grande amie, a eu l'idée de l'accompagner en images dans cette nouvelle lutte, ce qui donne le lumineux documentaire Johanne Fontaine : accro à la vie, programmé le mardi 28 avril à 21h.

On y assiste à des retrouvailles extrêmement touchantes avec ses anciennes collègues des Copines d'abord, Geneviève St-Germain, Pénélope McQuade et Marie-Soleil Michon, qui lui livrent de vibrants témoignages d'affection. Plus belle encore, cette image de Johanne Fontaine qui danse à perdre haleine au milieu de Times Square, où l'y a emmenée son amie Isabelle. Elle touche au bonheur, comme si plus rien d'autre ne comptait.

À la fin de l'heure, Johanne Fontaine retrouve ses cheveux, ayant remporté cette nouvelle manche. L'émotion atteint un sommet quand son conjoint la demande en mariage, dans une autre scène à arracher les larmes.

Autant Johanne que Benoît parlent des coûts exorbitants des traitements et des médicaments non couverts par les assurances, qui faisaient dépenser 10 000 $ par mois aux parents de Benoît. Sans moyens, Johanne a envenimé son cas en devant interrompre un traitement. La rémission a un prix.

Ce sont aussi des oeuvres sur l'importance d'être bien entouré. Un atout essentiel dans ce parcours cruel, bien qu'on soit seul devant la maladie, notait Benoît Cliche. L'autre documentaire, Je serai là demain, prévu pour le 21 avril à 21h, concerne Nathalie Prud'homme, mère de deux ados, que le film devait accompagner jusqu'à la mort, mais qui est toujours bien vivante trois ans après avoir reçu un quatrième diagnostic de cancer.

On ne sort pas indemne de ces documentaires, qui nous ramènent forcément à notre propre existence, à nos priorités de vie, mais aussi à la force que ces êtres ont su déployer. L'admiration qu'ils suscitent et les leçons de vie qu'on en retire finissent étrangement par apaiser (un peu) la tristesse qui nous habite.

La voix reste au sommet

La finale de La voix a été suivie par 2 715 000 téléspectateurs dimanche soir à TVA, pratiquement le même score que l'an dernier, ce qui n'a pas empêché 1 169 000 curieux d'aller voir du côté de Tout le monde en parle, qui recevait Claude Poirier sur ICI Radio-Canada Télé. Vendredi, belle remontée du Gala des Zapettes d'or de C'est juste de la TV, qui a intéressé 142 000 téléspectateurs sur ICI ARTV, gagnant 50 000 adeptes comparativement à l'an dernier. À la même heure, Ça finit bien la semaine en a retenu 617 000 à TVA, et la série Unité 9, qu'on repartait du début, 236 000 sur ICI RC Télé.

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