Martin Cauchon talonné par Guy A. Lepage à Tout le monde en parle

Le nouveau propriétaire du goupe Gesca, Martin Cauchon,... (Photo fournie par ICI Radio-Canada télé)

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Le nouveau propriétaire du goupe Gesca, Martin Cauchon, a répété qu'il ne reprenait pas la société pour la fermer.

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(Montréal) On a beaucoup parlé des liens étroits de Martin Cauchon avec la famille Desmarais et de la provenance des fonds qui ont permis l'acquisition de six journaux de Gesca hier soir à Tout le monde en parle. Beaucoup plus que de ce qu'envisage faire le nouveau propriétaire du Soleil avec ses quotidiens, invité sur le plateau de Guy A. Lepage au terme d'une semaine chargée.

«Êtes-vous un prête-nom pour la famille Desmarais?» a demandé Anne-Marie Dussault, qui a clairement volé la vedette hier. «Jamais», a répondu Martin Cauchon, répétant qu'il ne reprenait pas la société pour la fermer. «Quel serait mon intérêt? Je pense que j'ai réussi à me bâtir une belle crédibilité.»

Talonné par l'animateur tout au long de son entrevue, l'ancien ministre fédéral a assuré que les salles de rédaction impliquées conserveraient leur indépendance, malgré son passé libéral. «Je vais devoir être beaucoup plus prudent», a-t-il néanmoins affirmé, parlant d'«une forme d'appréhension tout à fait normale que je peux comprendre».

Une nouvelle fois, M. Cauchon n'a pas voulu chiffrer la transaction et dévoiler les sources de financement de sa nouvelle entreprise, Groupe Capitales Médias. «C'est une transaction privée et il n'y a pas de sociétés privées qui étalent sur la place publique leurs chiffres, leur bilan, leurs états financiers.»

Guy A. Lepage a rappelé le cas de l'éditorialiste Pierre Allard, remercié par Le Droit après avoir déploré la disparition probable des quotidiens régionaux de Gesca. «Allez-vous le réengager? Ce serait un bon moyen de montrer votre indépendance face aux Desmarais.» M. Cauchon, qui n'est pas au fait du dossier, n'a pas voulu se prononcer.

Même s'il a quitté la politique, l'ancien ministre considère que le projet de loi antiterroriste du gouvernement Harper est excessif et menace nos libertés individuelles. «Chaque fois qu'un gouvernement pose un geste pour bafouer ces libertés-là, on doit y penser à deux fois. Souvent, les gouvernements ont tendance à aller trop loin pour créer un faux sentiment de sécurité et c'est ce qui m'inquiète avec M. Harper.»

La carte du fou du roi : «Vous avez devant vous un ancien camelot du Quotidien du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Respectez mon journal, car sinon, vous aurez affaire à moi, je vous en passe un papier!»

Affaire Joël Legendre

Plus tard, le débat s'est tourné vers l'affaire Joël Legendre. Son infraction, qui ne constitue pas un crime, valait-elle qu'on en parle dans les journaux? Amie de l'animateur depuis 25 ans en plus d'être sa collègue à Rouge FM, Marina Orsini a souhaité le défendre. «Qui sommes-nous pour juger?» a-t-elle demandé, avant de parler d'un «papa extraordinaire, un gars avec un grand coeur».

Le ministre Gaétan Barrette a dû défendre son projet de loi 20, qui implique que le nombre de patients vus par les médecins dans une journée soit revu à la hausse. À Diane Francoeur, la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec qui a souligné publiquement que le Dr Barrette avait bénéficié d'une prime de départ de 1,2 million $, il a répliqué qu'elle recevrait la même prime et qu'elle gagnait en plus quatre fois son salaire.

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