Ricardo Trogi: plongeon en 1954

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Marianne Fortier dans Le berceau des anges, réalisé par Ricardo Trogi

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Josianne Desloges
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Le Soleil

(Québec) En 1954, une enquête perce au grand jour ce marché sordide évalué à plusieurs millions de dollars, impliquant plus de 1000 bébés nés au Québec et revendus à New York. Ce pan méconnu de notre histoire a suscité l'intérêt de Ricardo Trogi, qui réalise la minisérie Le berceau des anges, diffusée en rafale cette semaine à Séries +.

Comme beaucoup de gens, le réalisateur ne connaissait pas cette histoire troublante, survenue dans l'ombre de celle des orphelins de Duplessis. «Je trouvais ça terrifiant comme sujet», lance-t-il.

Le récit est à deux volets : l'enquête elle-même, avec Sébastien Delorme dans le rôle du détective, et le périple d'une jeune fille mère, Gabrielle, jouée par Marianne Fortier. Celle qui a joué Aurore dans le film du même nom a bien grandi. «J'ai rencontré toute une actrice, elle est bonne en tabarnache», s'exclame Trogi. L'actrice qui incarne sa mère dans 1981 et 1987, Sandrine Bisson, joue quant à elle une vendeuse de bébés sans scrupule.

Le réalisateur n'en était pas à sa première reconstitution historique, puisqu'il a plongé dans les années 60 et 70 pour la télésérie Malenfant et dans les années 80 pour ses deux films autobiographiques. Avec Le berceau des anges, il attaquait toutefois une nouvelle décennie, «pour laquelle il y a étrangement plus d'artefacts en bonne condition que pour les années 80», a-t-il constaté.

En utilisant des bâtiments parfaitement conservés, comme la gare de Windsor, et en retouchant les images du tournage, il a fait renaître le Montréal de 1954. Avec minutie, mais sans démagogie, indique-t-il. «Il y a les décors, les costumes, quelques personnages connus, mais on ne fait pas un cours 101 sur l'époque.»

Le berceau des anges pourrait selon lui être diffusé à l'étranger : «C'est le premier projet que je fais qui a ce potentiel. C'est profondément humain. L'idée de vendre des bébés, ça fucke tout le monde», explique-t-il.

Le format de cinq heures, à mi-chemin entre la télésérie et le film, lui plaît bien. «C'est presque l'idéal. Ça se fait en un an, je vois la fin, je sais qu'il n'y aura pas de suite, et ça me permet d'avoir une vision d'ensemble», note-t-il.

Parlant de suite, Ricardo Trogi est présentement en écriture pour 1991, où l'on suivra son alter ego lors d'un périple en Italie sur les traces de ses origines. «Avec le succès de 1987, ça m'encourage. Quand j'aurai 70 pages d'écrit, je saurai si ça se peut», glisse Trogi.

La minisérie Le berceau des anges sera diffusée du 16 au 19 mars à 21h à Séries +. Un documentaire sur le tournage de la série et l'histoire sur laquelle elle est basée sera diffusé le 19 mars à Historia.

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