Hugo Latulippe: le politique dans l'art

Hugo Latulippe a constaté - avec un petit pincement... (Photothèque La Presse)

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Hugo Latulippe a constaté - avec un petit pincement pour son orgueil de cinéaste - que c'était au théâtre que les voix des objecteurs de conscience étaient les plus nombreuses.

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(Québec) Pour tourner la série documentaire Le théâtre des opérations, l'équipe d'Hugo Latulippe est allée à la rencontre de metteurs en scène, de cinéastes, de peintres, de chorégraphes et d'autres créateurs qui ancrent leur travail dans les grands enjeux politiques qui agitent notre monde.

«On ne voulait pas de porte-parole de causes en particulier, mais des artistes à la démarche large, qui réfléchissent sur notre civilisation», indique-t-il.

Celui-ci a constaté - avec un petit pincement pour son orgueil de cinéaste - que c'était au théâtre que les voix des objecteurs de conscience étaient les plus nombreuses. Philippe Ducros, Olivier Kemeid, Olivier Choinière, Dominic Champagne et Brigitte Haentjens, chez nous, ainsi que Stanislas Nordet en France, Thomas Ostermeier en Allemagne et Fadhel Jaïbi en Tunisie font ainsi partie des 24 créateurs présentés dans la série de huit épisodes. Tous sont reliés par le fil rouge de l'engagement et par leur démarche citoyenne.

«Ostermeier est venu présenter [à Montréal et à Québec il y a deux ans] une pièce d'Ibsen, dans une mise en scène très actuelle qui parlait des décisions des élus d'aujourd'hui, qui jonglent avec les impératifs du marché et l'intérêt public», donne en exemple Hugo Latulippe. Le dramaturge israélien Motti Lerner, issu d'un milieu ultraconservateur, a choisi de suivre ses convictions et montre «que l'extrémisme qu'on associe souvent au monde musulman est bien présent dans les politiques israéliennes», indique Latulippe.

Certains artistes, comme Emel Mathlouthi, une chanteuse et compositrice très active pendant le Printemps arabe, mettent leur vie en jeu pour la révolution, alors que d'autres mènent des combats tranquilles, comme la cinéaste abénakise Alanis Obomsawin, qui, à 82 ans, réalise encore des films pour raconter l'histoire des premiers habitants du continent américain.

«On allait les voir en ami, amoureusement, sans le retrait nécessaire du journaliste, mais avec l'intuition du documentariste», indique Hugo Latulippe, qui croit que les voies de l'imaginaire et de la beauté ont le pouvoir de changer les choses là où la raison échoue.

La boîte de production montréalaise esperamos, qu'il a fondée en 2005, s'intéresse aux grandes questions de notre temps à travers des documentaires réalisés autant ici qu'à l'étranger, comme Ce qu'il reste de nous, sur le Tibet, et Alphée des étoiles, un hommage du cinéaste à sa fille atteinte d'une maladie génétique rare tournée dans les Alpes suisses. Esperamos conçoit également l'exposition La légende du monde futur qui sera présentée au Musée de la civilisation, à Québec, cette année. Outre Hugo Latulippe, Simon Beaulieu, Anaïs Barbeau-Lavalette, Émile Proulx-Cloutier, Sophie Deraspe Francine Pelletier et Dominic Champagne y signent également des documentaires.

La série Le théâtre des opérations est diffusée le dimanche à 19h sur les ondes d'ARTV. Le premier épisode, qui a été diffusé le 22 février, est accessible en intégral sur ICI.Artv.ca/theatredesoperations jusqu'au 24 mars.

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