Empire : la série hip-hop au top

C'est véritablement l'actrice Taraji P. Henson qui vole... (Photo fournie par Fox)

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C'est véritablement l'actrice Taraji P. Henson qui vole la vedette, dans le rôle de la mère des trois garçons et ex de Lucious Lyon, Cookie (à gauche). À sa sortie de prison, l'exubérante femme décide de passer à la caisse, estimant avoir droit à la moitié de la compagnie qu'elle a cofondée avec son ex-mari (Terrence Howard, à droite).

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(Montréal) Lucious Lyon est à la tête de la grande compagnie de disques Empire. Une ancienne vedette de hip-hop, à l'ego démesuré et peu recommandable. Lorsqu'il apprend qu'il est atteint d'un mal incurable, il annonce à ses trois fils qu'il en choisira un parmi eux pour lui succéder à la direction de l'entreprise. Go, la bisbille.

Êtes-vous prêt pour du bling-bling plein votre écran? Empire, la série de l'heure aux États-Unis, a fait le plein d'auditoire dès son entrée en ondes en janvier et voit chaque semaine ses chiffres gonfler, au rythme des liasses de billets qui s'accumulent dans les coffres de l'empire Lyon.

Le réseau Fox en avait désespérément besoin, après un automne catastrophique, notamment en raison des résultats décevants de Red Band Society et du remake de Broadchurch, Gracepoint. Logée toute de suite après American Idol le mercredi à 21h, Empire à la distribution presque 100 % noire, est en tête des cotes d'écoute dans sa case horaire. Le plus récent épisode a rallié 11,4 millions d'amateurs. Fox n'a d'ailleurs attendu que deux épisodes avant d'annoncer une deuxième saison à cette série généralement bien accueillie par la critique.

C'est véritablement l'actrice Taraji P. Henson qui vole la vedette, dans le rôle de la mère des trois garçons et ex de Lucious, Cookie. Sa sortie de prison après 17 ans de détention a l'effet d'un ouragan, que dis-je, d'un tsunami dans la famille Lyon. Parce que l'exubérante femme, pour ne pas dire vulgaire, décide de passer à la caisse, estimant avoir droit à la moitié de la compagnie qu'elle a cofondée avec Lucious. À chacune de ses apparitions, il faut craindre le pire de la part de cette femme que rien n'intimide. Et surtout pas la nouvelle flamme de Lucious, avec qui s'engage un combat de tigresses épique.

On comprend à travers les lignes que Cookie doit ses années de prison à son ex-mari, qu'elle semble avoir couvert dans une affaire de drogue. Nommée aux Oscars en 2009 pour son rôle de soutien dans L'étrange histoire de Benjamin Button, Henson arrive à nous faire aimer cette femme pourtant odieuse, notamment avec son fils Hakeem, qu'elle bat violemment au moment de leurs retrouvailles.

Les fils ont suivi les traces de leur père en musique, sauf l'aîné, Andre, le plus sérieux des trois, tiré à quatre épingles, un ambitieux qui sait tirer les ficelles pour parvenir à ses fins. Avec la complicité de sa mère, il entreprend de liguer ses deux frères l'un contre l'autre pour décrocher les rênes de la compagnie. Sa bipolarité mal soignée pourrait cependant le perdre.

Jamal, le frère du milieu, seul personnage vraiment attachant de la série, est le plus talentueux de la famille. Mais pour son père homophobe et rétrograde, il a le malheur d'être gai. Raison de plus pour Cookie d'utiliser cette arme et de tirer profit de l'homosexualité de son fils, qu'elle pousse à sortir du placard.

Le plus jeune, Hakeem, le préféré de son père encore à la fin de l'adolescence, a toujours obtenu ce qu'il voulait sans déployer d'efforts. Le vrai fils de son père, chaîne au cou, casquette et vêtements du parfait rappeur. Un gosse de riche, qui agit comme tel, et à côté de qui les gaffes de Justin Bieber paraissent anodines. Hakeem entretient une liaison troublante avec une «cougar», Camilla, jouée par Naomi Campbell, à qui il susurre «maman» à l'oreille.

Vous ne risquez pas d'aimer le personnage du patriarche Lucious Lyon, joué par Terrence Howard, un être méchant et rusé, dont il faut absolument se méfier. Même qu'on finit par souhaiter que la maladie l'achève plus tôt que prévu. L'homme est proche du pouvoir, obtenant le président Obama, qu'il appelle Barack, régulièrement au bout du fil.

Sommes-nous à l'ère des séries musicales à la télé? Quelques-unes ont fait belle figure dans les dernières années, dont Nashville, toujours à l'antenne d'ABC. Mais après un départ fort, Glee n'a cessé de perdre des adeptes, et agonise présentement sur Fox, avant la grande finale le mois prochain. Il y a bien eu Smash, morte après deux saisons sur NBC, et qu'a repris chez nous MusiMax.

Quand on prend Empire pour ce que c'est, c'est-à-dire un gros «soap de luxe», on se laisse prendre facilement par ces guerres familiales et ces stratégies de coulisses. On est à la télé américaine, le mot «fuck» est interdit, mais on s'insulte à coups de «bitch», de «bastard» et de «pussy». Disons seulement qu'Empire n'est pas un cours de bonnes manières.

Vous reconnaîtrez certains visages, comme celui de Gabourey Sidibe, magistrale dans le film Precious, et ici secrétaire de Lucious. Mais aussi celui de Cuba Gooding Jr, en auteur de chansons jadis amoureux fou de Cookie.

On reconnaît la signature de Timbaland dans la trame musicale, une des forces de la série. Pour l'instant, la seule façon de visionner Empire est de la regarder sur Fox ou encore de la télécharger sur iTunes. On est encore bien loin d'une diffusion en français.

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