Gagnon et Mercier: l'ultime combat

Les relations sont loin d'être au beau fixe... (Photo TVA)

Agrandir

Les relations sont loin d'être au beau fixe entre Jacques Mercier (Yvan Ponton) président-directeur général de l'équipe et Marc Gagnon (Marc Messier) entraîneur-chef du National.

Photo TVA

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Montréal) Ils se haïssent depuis le premier jour. Et ça ne changera pas parce qu'ils retravaillent ensemble; Marc Gagnon comme entraîneur-chef du National et Jacques Mercier comme président-directeur général de l'équipe. Entre eux, c'est une lutte à finir, et le sang va couler.

Cette nouvelle saison de Lance et compte prend des allures de tragédie grecque dès ses deux premiers épisodes, montrés hier aux journalistes, et qu'ont pu voir les abonnés de Club illico ces dernières semaines. Pour les plus patients, la série de Réjean Tremblay commence lundi à 21h à TVA. Un adversaire de taille pour Nouvelle adresse, que diffuse au même moment ICI Radio-Canada Télé.

La neuvième saison devait être la dernière, mais déjà au tournage, l'auteur n'en était plus sûr, de sorte qu'on retrouvera peut-être le National dans une 10e saison. On a d'ailleurs enlevé la mention La finale au titre original, réduit simplement à Lance et compte. Réjean a déjà une idée de la suite, mais TVA n'a pas encore dit oui.

Dans ce nouveau chapitre, Jacques Mercier (Yvan Ponton), assurément le personnage qui a le moins évolué depuis 29 ans, est plus vicieux que jamais. Chacune de ses décisions semble motivée par le désir de bousiller ses rapports avec Gagnon (Marc Gagnon), quitte à miner le moral des troupes et à voir l'équipe dégringoler au classement.

Mercier parle avec hargne, sourit de manière sadique, et se moque encore des «tapettes». Sur un ton presque badin, Marc Gagnon se contente de lui dire qu'il est devenu «délicat» de tenir de tels propos, alors qu'on ne le laisserait jamais parler de «nègres» ou de «négresses» sans réagir fortement. Dur de croire qu'une femme aussi sensible que la sienne (Louise Portal) puisse tolérer ce discours homophobe tellement éculé.

Pour imposer son autorité, Mercier envoie Roma Gauthier (Sébastien Delorme), repêché du Canadien, dans les pattes de Gagnon, en lui offrant un contrat de 10 millions $ pour deux ans. Guy Lambert (Jason Roy-Léveillée) voit son titre de capitaine contesté, et la tension monte.

Mais ce n'est pas tout. Mercier n'apprécie pas la présence de Cathou (Hélène Florent), la physiothérapeute du National, sachant qu'elle partage la vie de Pierre Lambert (Carl Marotte), à qui elle pourrait susurrer les secrets de l'équipe. L'ultime insulte : au moment où Gagnon s'apprête à parler à ses joueurs en début de saison, Mercier s'interpose, en plein vestiaire, pour parler avant lui. Voilà qui risque de distraire Gagnon de ses plans d'avoir un enfant par insémination avec sa femme Suzie (Marina Orsini), pour qui il est minuit moins une. Leurs tentatives seront ponctuées de déceptions, mais qui sait?

Philippe Lalumière (Dave Morissette), le batailleur du National, est au plus bas. Son chum vient de le laisser pour un autre, et il ne le prend pas. Méconnaissable, il multiplie les colères sur la glace et en dehors, au point de devenir dangereux pour les autres et pour lui-même. Je ne peux pas dire que la performance d'acteur de Morissette m'a convaincu, mais jamais aussi peu que la description des matchs tout sauf naturelle des Alain Crête et Yvon Pedneault.

Bianca Gervais a dû abandonner son personnage de journaliste ambitieuse en raison de sa grossesse, remplacée par Sarah Dagenais-Hakim. Toujours à l'affût d'histoires juteuses, celle qui a été embauchée au Matin par Lulu (Denis Bouchard) aura l'embarras du choix cette saison.

Malgré le festival de clichés, Lance et compte est encore ce que Réjean Tremblay fait de mieux. Pour le précédent opus, La déchirure, il admet s'être autocensuré sur la nudité et le langage. Sachant cette fois que c'était peut-être la fin, il a ouvert les vannes. La productrice Caroline Héroux souhaitait qu'on revienne à la testostérone des premières années, et qu'on recentre les intrigues sur le hockey. L'auteur a déjà décimé son équipe au grand écran, mais le carnage n'est visiblement pas terminé.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer