L'horreur des Shafia en documentaire

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Le documentaire Dans l'ombre des Shafia reprend le fil des événements de l'affaire Shafia, un récit qui donne froid dans le dos. On revoit de courts extraits des interrogatoires des trois coupables Mohammad (le père), Tooba (la mère) photo, et Hamed (le frère), qui ont tous trois écopé d'une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

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(Montréal) L'affaire nous a tous ébranlés en 2009 : trois jeunes soeurs d'origine afghane et la première épouse de leur père retrouvées mortes noyées dans une voiture, au fond de l'écluse de Kingston Mills, en Ontario. Un crime innommable, commis au nom de la religion, qu'on n'aurait jamais cru possible chez nous.

Une des victimes de la famille Shafia, Sahar ... (Photothèque Le Soleil) - image 1.0

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Une des victimes de la famille Shafia, Sahar 

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Dimanche à 19h, à Canal D, le documentaire Dans l'ombre des Shafia reprend le fil des événements, un récit qui donne froid dans le dos. Pas de nouveaux éléments dans cette oeuvre de deux heures signée Michelle Allen et Dominique Lachance, et réalisée par Bernard Nadeau, mais certainement un éclairage utile sur un drame sordide qui n'aurait jamais dû se produire.

Homme d'affaires prospère, Mohammad Shafia s'installe à Montréal en 2007 avec sa première femme sa deuxième femme et ses sept enfants. D'une rigidité maladive, il croit pouvoir préserver ses filles de l'influence nord-américaine. Comme n'importe quels jeunes de leur âge, deux de ses filles à la fin de l'adolescence se mettent à rencontrer des garçons, en cachette de leur famille. Menant une double vie, elles retirent leur voile et se maquillent à l'école, jusqu'à ce que le père découvre leur petit jeu et commence à sévir.

La suite tombe dans l'horreur, jusqu'au jour ultime de ce qu'on a qualifié de crime d'honneur. Par le moyen d'une reconstitution dramatique fidèle aux données de l'enquête, Dans l'ombre des Shafia part du point de vue fictif de la cadette de la famille, qui avait sept ans au moment de la tragédie et qui a été épargnée comme deux autres enfants.

Avant de pousser la voiture dans l'écluse, le père et son fils noient leurs quatre victimes dans un lavabo après les avoir probablement droguées, du moins selon une des thèses retenues par les enquêteurs. Et cela, sous les yeux de la mère. Après la découverte des cadavres, les enquêteurs comprennent rapidement que Mohammad Shafia leur cache la vérité, d'autant qu'il semble accueillir la mauvaise nouvelle sans aucune émotion.

Si le trio clame son innocence encore à ce jour, il a commis une série d'erreurs, qui ont mené la police à recueillir de solides preuves circonstancielles. C'est en dissimulant un micro dans la fourgonnette familiale qu'elle a pu entendre Mohammad Shafia maudire ses filles, les traiter de putains et menacer de les tailler en pièces 100 fois si elles ressuscitaient 100 fois. «Que le diable défèque sur leurs tombes», a-t-il aussi souhaité.

Le documentaire, du producteur d'Un tueur si proche, repose entre autres sur les témoignages de spécialistes musulmanes, dont celui d'une sexologue, qui étoffent considérablement le récit. Dans cette culture restrictive, l'étape de l'adolescence est tout simplement niée, et la réputation de la famille prime tout le reste.

On y reprend de courts extraits des interrogatoires des trois coupables Mohammad (le père), Tooba (la mère) et Hamed (le frère), qui ont tous trois écopé d'une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. L'enfer de la première femme, Rona, totalement prise au piège avant d'être tuée, est raconté par l'une de ses bonnes amies.

Bien avant le drame, la DPJ et la police savaient que les choses ne tournaient pas rond dans cette famille, mais ont abandonné leurs enquêtes après quelques interventions. Osons croire qu'ils seraient certainement plus alertes aujourd'hui.

***

Nouvelle Marie-Claude à «Simplement vedette»

Après quatre saisons à l'animation de Simplement vedette, série d'entrevues qu'elle avait conçue pour Canal Vie, Marie-Claude Barrette cède sa place à Marie-Claude Savard. Celle-ci, qui avait participé comme invitée à l'émission pour parler de sa dépression à l'adolescence, a d'ailleurs entrepris le tournage de trois nouvelles émissions qui seront diffusées en mars, sur les thèmes de la chirurgie esthétique, des aidants naturels et des troubles alimentaires.

De son côté, Marie-Claude Barrette a choisi de se consacrer à une nouvelle série d'entrevues qu'elle animera à TVA au printemps et qui portera sur les tournants de vie. Pour le moment, sept émissions d'une heure sont prévues, avec chaque semaine une personnalité publique.

Marie-Claude Barrette est aussi très confiante du retour de Deux filles le matin la saison prochaine, l'émission ayant augmenté son auditoire de 15 %.

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