Trois personnes ont déposé des plaintes contre Jian Ghomeshi

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Trois personnes ont déposé jusqu'à maintenant des plaintes à la police contre Jian Ghomeshi.

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Will Campbell
La Presse Canadienne
Toronto

Trois personnes ont déposé des plaintes à la police contre l'ex-animateur vedette de la CBC Jian Ghomeshi, a indiqué samedi la police de Toronto, tout en enjoignant quiconque possédant des informations à les contacter pour collaborer à l'enquête sur M. Ghomeshi pour des allégations d'agression.

Trois personnes ont joint la police en se disant victimes, a affirmé l'inspectrice Joanna Beaven-Desjardins au cours une conférence de presse, samedi matin.

Le service des crimes de nature sexuelle de la police de Toronto a activement amorcé l'enquête sur ces allégations.

«Ces personnes se sont manifestées aux autorités. Elles ont vu que d'autres personnes en parlaient, et cela a fait resurgir pour elles [ces événements]», a dit Mme Beaven-Desjardins aux médias.

«Il s'agit d'allégations. Il n'a pas été condamné pour quoi que ce soit. Nous tentons d'abord d'obtenir toute l'information possible auprès de ces personnes, afin d'avoir la meilleure preuve possible pour aller de l'avant» avec des enquêtes pour agression sexuelle et voie de fait, a précisé l'inspectrice.

La police croit que d'autres possibles victimes pourraient se manifester. Elle les encourage à les contacter, ainsi que quiconque aurait des informations, des photos, des vidéos ou des conversations virtuelles liées à ces allégations.

La police n'a pas sollicité d'entrevue avec M. Ghomeshi, mais les enquêteurs l'approcheront «lorsque la preuve le commandera», a-t-elle ajouté.

Vendredi, la relationniste de Lucy DeCoutere, qui a notamment un rôle dans la série «Trailer Park Boys», a confirmé que l'actrice faisait partie des victimes alléguées qui ont contacté la police.

Des vidéos explicites?

L'annonce de l'enquête policière sur Jian Ghomeshi est survenue vendredi, quelques heures après que la CBC eut de son côté annoncé que des preuves «tangibles» que l'ancien animateur avait infligé des blessures à quelqu'un avait provoqué son congédiement soudain.

Les enquêteurs se penchent sur des informations relativement à une vidéo explicite que détiendrait la CBC, a indiqué la police, samedi.

Mme Beaven-Desjardins a affirmé que la police estimait que quelqu'un avait consulté des «éléments explicites de blessures physiques infligées à une femme», et qu'elle s'attardait à la possibilité de telles images vidéo.

«Cela reste à confirmer - nous ne savons pas s'il y a une vidéo ou pas. Nous devons faire preuve d'une diligence raisonnable», a-t-elle mentionné. Elle a indiqué que la police n'avait pas encore joint la CBC, mais qu'elle prévoyait le faire.

Le Toronto Star a cité des sources anonymes dans un article, vendredi, selon lesquelles M. Ghomeshi a fait voir à ses patrons des vidéos montrant du ligotage et des coups donnés lors d'activités sexuelles dans un effort visant à démontrer que des blessures peuvent survenir et tout de même faire partie d'une activité consensuelle.

Le journal a indiqué ne pas avoir vu ces vidéos.

Campagne de fausses allégations

Après l'annonce de son congédiement, M. Ghomeshi a publié une longue note sur sa page Facebook, disant que ses relations avaient toujours été consensuelles et qu'il avait perdu son emploi en raison d'une campagne de fausses allégations contre lui, qui faisait craindre à son employeur que sa vie sexuelle ne soit rendue publique. Il admettait avoir eu des relations sadomasochistes.

Toujours sur Facebook, jeudi, il a dit qu'il ferait face aux allégations directement, mais qu'il n'allait pas en discuter davantage avec les médias.

Mme DeCoutere a été la première femme à parler publiquement de ce qu'elle a vécu avec M. Ghomeshi et à accepter que son nom soit révélé.

Elle a confié au quotidien Toronto Star avoir rencontré Jian Ghomeshi pour la première fois en 2003 à Banff et avoir ensuite eu un rendez-vous avec lui à Toronto. Elle allègue que lorsqu'elle est allée chez lui, il l'a coincée contre le mur, l'a étranglée et l'a frappée au visage plusieurs fois.

Les autres témoignages rapportés par le Toronto Star sont semblables à celui de Mme DeCoutere. Aucune des allégations n'a été prouvée en cour.

Neuf femmes se sont manifestées à des sources médiatiques, mais aucune n'avait appelé la police avant vendredi.

L'ex-animateur vedette poursuit la CBC pour 55 millions $ pour «bris de confiance» et «diffamation». Il accuse aussi le diffuseur public d'avoir «abusé» des informations personnelles et confidentielles qu'il avait fournies pour le licencier.

La CBC mène une enquête indépendante sur sa gestion de la situation, après qu'au moins une employée eut déclaré qu'elle s'était plainte du comportement de M. Ghomeshi sans que rien ne soit fait.

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