Le dôme: verre de discorde

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La clé du mystère de l'origine du fameux dôme de Chester's Mill diffère entre le roman et la série.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Chaque mois, nous vous présentons une série télé qui a fait vibrer un de nos journalistes. Aujourd'hui, la série adaptée du roman de Stephen King: Le dôme

Depuis quelques semaines, le réseau TVA diffuse Le dôme, version française de la série américaine Under the Dome diffusée sur CBS et inspirée du roman éponyme de Stephen King. Si elle a battu des records à ses débuts avec un pic de plus de 13,5 millions de téléspectateurs pour la saison estivale 2013, cette série - qui vient tout juste d'être renouvelée pour une troisième saison à l'été 2015 - demeure une des plus polarisantes présentement sur les ondes.

C'est que, comme toute oeuvre qui existait déjà à l'écrit avant d'être transposée au petit ou au grand écran, Le dôme souffre des comparaisons avec la brique de près de 1100 pages parue en 2009 et qui a été dévorée par plus d'un million de lecteurs.

La série de science-fiction raconte le destin de la petite communauté de Chester's Mill, un village fictif qui se retrouve soudainement emprisonné sous un gigantesque dôme translucide et indestructible. Développée par Brian K. Vaughan, qui a autrefois travaillé sur la série Perdus, Le dôme compte entre autres parmi ses producteurs exécutifs King lui-même, ainsi que Steven Spielberg.

On découvre au fil des épisodes comment les résidents de Chester's Mill s'y prennent pour survivre en étant coupés du reste du monde et pour tenter de dénouer l'énigme du dôme afin de pouvoir retrouver la liberté un jour.

Dean Norris, le pugnace beau-frère flic de Walter White dans Breaking Bad, y est excellent dans le rôle du vilain «Big Jim» Rennie, un conseiller municipal retors et assoiffé de pouvoir, alors que la Montréalaise Rachelle Lefèvre y joue Julia Shumway, une journaliste d'enquête dont le mari vient de disparaître.

L'ex-mannequin des jeans Levi's Mike Vogel interprète l'autre personnage principal de la série, l'ex-militaire Dale Barbara, alias «Barbie», résident d'un village voisin et qui se trouvait à Chester's Mill au mauvais moment. Le «beau bonhomme» cache cependant un lourd secret.

Approuvé par King

Différence principale entre les versions écrite et télévisuelle de l'oeuvre: dans le bouquin, un peu plus d'une semaine passe avant que l'intrigue ne connaisse son dénouement alors que, dans la série télé, l'action se déroule sur une période de plusieurs mois et sera racontée pendant au moins trois saisons de 13 épisodes.

Plusieurs éléments de l'histoire ont donc dû être adaptés pour rendre la nouvelle version «crédible». Stephen King a même déclaré, dans une lettre publiée sur son site Web, qu'il avait approuvé les changements apportés à l'histoire, mentionnant que plusieurs étaient «une nécessité».

Un aspect qui a suscité la colère de certains lecteurs est le fait que l'origine du fameux dôme soit totalement différente dans le livre et à la télé - un changement fait avec l'aval de King, qui a d'ailleurs réalisé le premier épisode de la deuxième saison.

«Si la solution au mystère était la même à la télé que dans le livre, tout le monde le saurait très rapidement et ça gâcherait un peu le plaisir», a déclaré King, soulignant avec justesse que plusieurs lecteurs n'avaient pas apprécié la solution de l'énigme du dôme dans le livre de toute façon.

Le «maître de l'épouvante» ajoute que l'histoire serait gâchée également si le destin de chaque personnage était connu d'avance. Ainsi, certains personnages qui meurent très tôt dans le livre obtiennent un sursis dans la série alors que des personnages qui survivent sur papier peuvent ne pas être aussi chanceux au petit écran.

Bien sûr, ce sont essentiellement des puristes qui ont lu le roman qui pestent contre la télésérie en critiquant les libertés prises par les scénaristes, alors que ceux qui découvrent l'oeuvre à la télévision sont plus tolérants. Il y a aussi ceux qui déplorent certaines «invraisemblances», ce qui, avouons-le, est un peu normal dans une série où il est question d'une ville prisonnière d'un dôme de verre...

****

Face à Unité 9

C'est à la série américaine Le dôme que le réseau TVA a confié la périlleuse mission de se battre contre la série la plus populaire au Québec, le drame carcéral Unité 9 qui draine souvent plus de deux millions de téléspectateurs sur les ondes de ICI Radio-Canada Télé.

Le collègue Richard Therrien écrivait plus tôt cette année qu'en programmant une série américaine dans la case du mardi, 20h, TVA baissait les bras en choisissant de ne pas «gaspiller» une production originale contre un si gros canon.

Il a probablement raison, mais force est d'admettre que les chiffres ne sont pas si vilains dans les circonstances, Le dôme frôlant ou dépassant encore le million de téléspectateurs depuis le début de la nouvelle saison d'Unité 9. L'an dernier, la série québécoise Destinées avait souvent de la difficulté à franchir la barre des 800 000 téléspectateurs face à la série vedette du moment.

La station du groupe Québecor a probablement pris une bonne décision cette année en commençant la diffusion de la série inspirée de l'oeuvre de Stephen King deux semaines avant la grande première d'Unité 9, histoire de bien accrocher à l'intrigue les téléspectateurs curieux avant l'entrée en scène des bagnardes de Lietteville.

Rachelle Lefèvre et Dean Norris dans une scène... (Photo tirée du site internet de CBS) - image 2.0

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Rachelle Lefèvre et Dean Norris dans une scène du Dôme. La rousse Montréalaise interprète l'un des personnages principaux dans la série, la journaliste Julia Shumway.

Photo tirée du site internet de CBS

Une Québécoise en vedette

Ceux qui suivent la série Under the Dome sur CBS ou sa version française sur TVA auront peut-être reconnu la comédienne québécoise Rachelle Lefèvre, qui interprète Julia Shumway, l'un des personnages principaux qui devient en quelque sorte l'âme de ce village bouleversé par l'apparition d'un dôme qui l'isole du reste du monde.

La comédienne de 35 ans a commencé sa carrière en 1999, alors qu'elle était encore étudiante à l'Université McGill, dans Le loup-garou du campus. C'est grâce à un producteur de télé qui fréquentait le bar à sushis de Westmount où elle travaillait qu'elle avait été mise en contact avec le directeur de casting de cette télésérie jeunesse diffusée sur YTV et Vrak.tv.

Rachelle Lefèvre a ensuite joué dans plusieurs films, notamment Confessions d'un homme dangereux et La tête dans les nuages avant d'obtenir le rôle de la vampire Victoria Sutherland dans Twilight en 2008, un rôle qu'elle a repris dans la suite, New Moon.

Son remplacement par Bryce Dallas Howard dans les trois derniers opus de la populaire série de films avait d'ailleurs provoqué un tollé sur Internet parmi les fans de la tétralogie de Stephenie Meyer. Une campagne «Bring Back Rachelle» et de nombreuses pétitions en ligne avaient d'ailleurs surgi à l'été 2009.

Ce sont ses engagements dans le film canadien Le monde de Barney, inspiré de l'oeuvre de Mordecai Richler, qui avaient amené le studio Summit Entertainment à remplacer Lefèvre, une décision dont la Montréalaise s'était dite choquée et attristée.

C'est à la fin de 2012 que la comédienne à la longue chevelure rousse a obtenu le rôle de Julia dans Under the Dome, dont les tournages ont été lancés en février 2013 à Southport, à Wilmington et à Burgaw, en Caroline du Nord.

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