L'équipe du Bye Bye boycotte les quotidiens de Quebecor

Les trois comédiens invités par Véronique Cloutier et... (Photothèque Le Soleil)

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Les trois comédiens invités par Véronique Cloutier et Louis Morissette à participer au Bye Bye 2010, Hélène Bourgeois Leclerc, Michel Courtemanche et Joël Legendre, se montrent solidaires devant ce boycottage.

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(Montréal) De façon solidaire, toute l'équipe du Bye Bye 2010 a décidé de refuser toute demande d'entrevue émanant des quotidiens de l'empire Quebecor. Véronique Cloutier et Louis Morissette souhaitent ainsi protester contre le traitement qui leur a été réservé il y a deux ans, au lendemain du Bye Bye 2008.

Ce n'est pas nouveau, le couple ne parle plus au Journal depuis deux ans. «Ça concerne le lock-out, mais aussi le traitement médiatique que le Journal et sa directrice du cahier Arts et spectacles ont bien voulu nous réserver au lendemain du Bye Bye 2008», explique Louis Morissette.

La différence cette fois-ci, c'est que toute une équipe, celle du Bye Bye, en fera autant, y compris les trois comédiens invités, Joël Legendre, Hélène Bourgeois Leclerc et Michel Courtemanche, qui se montrent solidaires devant ce boycottage. La direction de Radio-Canada a choi­si de respecter cette décision.

Legendre, qui a été au centre d'une controverse reliée au Journal de Montréal cet automne, affirme qu'il ne changera pas d'idée cette fois-ci, et qualifie d'injuste le traitement accordé par le quotidien au Bye Bye 2008.

«Ils vont être obligés d'admettre qu'il y a une synergie dans cette équipe-là et ne pourront pas passer à côté des maquillages, des costumes, des décors», dit-il.

Il y a près de deux ans, Le Journal de Montréal avait accordé une large couverture aux retombées du Bye Bye 2008. Deux sketchs, un sur Nathalie Simard et un autre, jugé raciste, qui avait choqué la Ligue des Noirs du Québec, avaient provoqué beaucoup d'émoi.

Placé en une du Journal, René Angélil réclamait même la tête de la directrice générale de Radio-Canada, Louise Lantagne, toujours en poste aujourd'hui. Un photographe du quotidien avait attendu Louis Morissette, Véronique Cloutier et leurs enfants à leur retour de voyage, à l'aéroport Montréal-Trudeau.

«Connaissant le contenu de l'émission, ils vont encore nous détruire. Je n'ai pas à aller mettre une balle dans le gun de la personne qui veut me tirer», lance Louis Morissette.

Véronique Cloutier est du même avis. «Il y a toujours bien des limites. Qu'on se fasse détruire sur la qualité du show, c'est plate, on ne le souhaite pas, mais c'est correct, et le 4 janvier, on peut passer à un autre appel. Mais ce n'est pas ce qui est arrivé.»

Le couple souhaite d'ailleurs préciser dès maintenant qu'il quittera le pays pour prendre des vacances au soleil, dès que le Bye Bye aura été diffusé.

«Ce n'est pas parce qu'on se sauve, mais on a des enfants qui font des sacrifices avec le Bye Bye qu'ils n'ont pas à faire. Quand on est deux sur le même projet, la moindre des choses est de leur accorder un temps de qualité», précise Véronique Cloutier.

Si un photographe les attendait encore cette fois à l'aéroport, ils se montreraient «beaucoup moins dociles», a voulu préciser Louis Morissette.

La revanche

Diffusé le 31 décembre dès 23h à Radio-Canada, le Bye Bye 2010 aurait pu s'intituler Bye Bye : la revanche. Louis Morissette y a même songé. «C'est une question d'orgueil. J'avais besoin de prouver que j'étais capable de faire ce show-là après ce qui s'est passé, que je ne suis pas un idiot.»

Alors que Joël Legendre a imité Jean Charest et Ginette Reno il y a deux ans, Hélène Bourgeois Leclerc et Michel Courtemanche n'avaient jamais participé à un Bye Bye. «Tout acteur rêve un jour de faire le Bye Bye», affirme Hélène Bourgeois Leclerc, emballée par l'expérience.

Louis Morissette, qui travaille aux textes avec François Avard, Louis-Philippe Rivard, Jean-François Léger et Daniel Gagnon, affirme que ce Bye Bye à haute con­notation politique restera «caus­tique, baveux et irrévérencieux».

Dès le départ, il a remarqué que la direction de Radio-Canada se montrait beaucoup plus attentive et vigilante à l'égard des textes.

La direction de Quebecor n'a pas répondu à nos demandes d'entrevue.

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