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Festival de musique émergente: les grandes ambitions de l'infiniment petit

A Tribe Called Red fait partie de la... (Photothèque Le Soleil)

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A Tribe Called Red fait partie de la programmation du 15e Festival de musique émergente d'Abitibi-Témiscamingue.

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(Québec) Depuis 15 ans, le Festival de musique émergente d'Abitibi-Témiscamingue joue sur son positionnement géographique et sur la proximité qu'il offre pour se tailler une place parmi les géants que sont le Festival d'été de Québec, Osheaga ou, encore, le Festival de jazz de Montréal. Et ça marche!

L'événement célèbre aujourd'hui ses 15 ans avec une programmation qui réunit des artistes en ascension, bien sûr, mais aussi d'autres davantage confirmés, de A Tribe Called Red, en ouverture, au pianiste Jean-Michel Blais, en passant par Andy Shauf, Kroy, Pierre Flynn, King Abid et l'hommage à un incontournable du coin : Richard Desjardins.

«On n'aura jamais les moyens des grandes capitales canadiennes, comme Québec, Montréal ou Toronto, constate le président et cofondateur du FME, Sandy Boutin. Nous, ce qu'on est capable d'offrir, c'est dans l'infiniment petit et ça, les gens aiment beaucoup. Par exemple, demain matin, si j'avais Arcade Fire, je ne suis pas sûr que je les mettrais dehors sur une scène de 10 000 personnes. Je les mettrais plus dans l'église de 400 places, quitte à faire bien des malheureux qui n'ont pas pu entrer. Ceux qui auront pu entrer auront vécu le moment de leur vie!»

Succès immédiat

En 2003, Sandy Boutin n'avait pas la moindre idée que son bébé allait s'ancrer à Rouyn-Noranda au point de devenir un rendez-vous récurrent. Il se doutait encore moins qu'il ferait une rencontre déterminante avec Karkwa, qu'il fonderait une maison de disques et qu'il ferait carrière dans le milieu musical. Tout ce que lui et ses comparses visaient, c'était de faire un événement entièrement dédié à la musique, comme le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue pouvait l'être pour le septième art. Ils se sont donc mis au boulot et ont ficelé une programmation et la magie a opéré. Boutin souligne que depuis 15 ans, le FME affiche complet. 

Plusieurs éléments ont permis au festival de se distinguer, notamment le fait qu'il soit généraliste et ne se consacre pas uniquement au contenu francophone, comme d'autres qui ont une grosseur semblable, à Tadoussac ou à Petite-Vallée, optant pour une proportion d'environ 60 % de franco et 40 % d'anglo.

D'autre part, le fait que les artistes soient hébergés dans une sorte de camp de vacances - une approche encore préconisée aujourd'hui, même si l'événement a un peu trop grossi pour les accueillir tous au même endroit - a immédiatement apporté un charme au FME. Idem pour le fait que musiciens et public soient en quelque sorte captifs de cette ville éloignée et se croisent un peu partout, bénéficiant d'une proximité que ne saurait offrir un gros festival.

À cela se sont ajoutés à chaque année de nouveaux éléments, comme des concerts extérieurs, des performances-surprise dans des lieux inhabituels, la radio officielle du festival, sur les ondes FM, ou encore une décoration particulière...

«Ceux qui ont fait la job pour nous, ce sont les artistes, se remémore Boutin. On a fait notre premier festival, puis l'année suivante, je me rappelle, le directeur de la salle de Rouyn m'a appelé en me disant "Ariane Moffatt veut venir à ton festival". On n'avait pas d'argent pour accueillir Ariane Moffatt, mais ce n'était pas une question d'argent, elle voulait venir parce qu'on avait fait un accueil exceptionnel pour les artistes!»

Pas de croissance à tout prix

Après 15 ans, Boutin estime que le festival connaît bien son aire de jeu et qu'il n'est pas question d'une croissance à tout prix. Bon an mal an, le FME accueille donc entre 70 et 90 artistes. On s'efforce cependant de trouver des formules et des concepts originaux, comme cette scène flottante sur le lac Kiwanis, qui sera de retour après cinq ans, pour les spectacles gratuits de Klô Pelgag, Matt Holubowski et Desjardins, on l'aime tu! - le public sera installé sur la plage. 

On a également établi un partenariat avec les communautés autochtones, qui sera mis de l'avant de différentes façons, à commencer par le spectacle d'ouverture. Quelle sera la prochaine voie à explorer? Le contenu original.

«On a fait un show de Dear Criminals avec des projections en 3D, où le public avait des lunettes, comme au cinéma. [...] C'est une voie d'avenir, créer du contenu, surtout quand il peut servir à terme à l'artiste. Comme je sais que Dear Criminals vont tourner en Europe avec le spectacle qui a été créé en Abitibi...»

Le Soleil est à Rouyn-Noranda dès aujourd'hui pour couvrir le FME.




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