Décès du comédien et activiste noir Dick Gregory

Dick Gregory (ici en janvier 2016), qui a... (AP, Scott Keeler)

Agrandir

Dick Gregory (ici en janvier 2016), qui a ouvert la voie aux comiques noirs comme Bill Cosby et Richard Pryor, était aussi un fervent militant des droits civiques, multipliant les grèves de la faim.

AP, Scott Keeler

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Washington

Le comédien noir américain et militant des droits civiques Dick Gregory, qui n'hésitait pas à manier l'humour pour dénoncer le racisme y compris devant des publics blancs au temps de la ségrégation, est mort samedi soir à l'âge de 84 ans, a annoncé sa famille.

Dans un message posté sur Facebook, son fils Christian Gregory n'a pas précisé la cause du décès, expliquant simplement que son père, tombé malade le 9 août et hospitalisé le 12, était mort à Washington.

Dick Gregory, qui a ouvert la voie aux comiques noirs comme Bill Cosby et Richard Pryor, se produisait dans les grands clubs du pays au début des années 60 et n'avait pas peur de mettre son public blanc face aux réalités du racisme.

«Un sudiste tolérant? C'est un type qui va vous lyncher sur un petit arbre», avait-il ainsi lancé, rapporte le Washington Post.

Il racontait aussi sur scène, selon le New York Times, avoir tenté de commander dans un restaurant du sud ségrégationniste.

À la serveuse lui disant «nous ne servons pas les personnes de couleur ici», il répondait : «tout va bien, je ne mange pas de personne de couleur. Apportez-moi simplement un bon poulet grillé».

Le comédien est ensuite devenu un militant fervent des droits civiques, multipliant les grèves de la faim.

Hommages

De nombreuses personnalités américaines lui ont rendu hommage.

«Il nous a appris à rire. Il nous a appris à nous battre. Il nous a appris à vivre. Dick Gregory s'était engagé pour la justice. Il me manque déjà. #RIP», écrit le militant pour les droits civiques Jesse Jackson. Pour l'actrice Whoopi Goldberg, il «disait la vérité et vous faisait tomber par terre de rire».

Son décès intervient à un moment délicat aux États-Unis où les relations raciales suscitent un débat angoissé dans le pays, une semaine après les violences de Charlottesville, en Virginie, où un sympathisant néonazi a tué une jeune femme et blessé 19 personnes en fonçant en voiture dans une foule de contre-manifestants protestant contre un rassemblement suprémaciste blanc.

Les ambiguïtés du président Donald Trump qui a rejeté les torts des «deux côtés» ont choqué jusque dans son camp républicain.

Dick Gregory avait évoqué la question en mars sur son compte Instagram : «au moment où j'approche de ma 85e révolution autour du soleil cette année, je me demande pourquoi l'humanité a tant de mal à se montrer bonne».

«Pour mes frères et soeurs militants, ne confondez pas le fait d'être aimant et aimable avec de la faiblesse ou de la soumission. L'amour triomphera toujours de la haine», ajoutait-il.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer