Keith Urban: opération charme, prise 2

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En véritable gentleman, Keith Urban fait ce qu'il faut pour offrir l'expérience complète, cultivant à la fois la précision musicale et un vrai contact avec le public.

Le Soleil, Alice Chiche

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(Québec) CRITIQUE / À son premier concert au Québec, il y a deux ans, Keith Urban avait déployé une vaste opération séduction sur les plaines d'Abraham. Il a ressorti pratiquement le même attirail pour mettre dans sa poche le Centre Vidéotron, dimanche soir. Pourquoi s'en priver, quand on tient une recette aussi redoutable d'efficacité?

L'amphithéâtre n'était pas plein pour accueillir la superstar du new country : avec un parterre bien garni, mais plusieurs sections des gradins fermées, une foule estimée à 7000 spectateurs est venue faire la fête avec le Néo-Zélandais qui a grandi en Australie avant de faire fureur à Nashville. 

Abonné au sommet des palmarès country, Keith Urban ne manque pas de succès à servir à ses fans, qui ne se font pas prier pour les reprendre en choeur. Il en a fait débouler une généreuse portion, dimanche, alternant titres dansants et ballades sentimentales (limite sirupeuses, parfois), ponctués de solos de guitare bien sentis. Il pourrait se contenter de jouer ses hits et ses fans repartiraient sans doute contents. Mais pour Keith Urban, la rencontre avec le public va plus loin que ça. En véritable gentleman, il fait ce qu'il faut pour offrir l'expérience complète, cultivant à la fois la précision musicale et un vrai contact avec le public.

La superstar a certainement fait la soirée de... (Le Soleil, Alice Chiche) - image 2.0

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La superstar a certainement fait la soirée de plusieurs spectatrices!

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Fans comblées

À un t-shirt des Nordiques près (il l'avait laissé au vestiaire - des Remparts? - cette fois), Urban a ressorti exactement la même stratégie que sur les Plaines pour orchestrer sa nouvelle conquête du public québécois, s'assurant de faire la soirée, voire la semaine ou l'année de certaines spectatrices. Comme il a l'habitude de le faire, il a repéré quelques pancartes et offrandes brandies par les fans pour interagir avec elles (le féminin s'impose, ici). D'une Océanne à la voix chevrotante sous l'émotion, il a accepté un bricolage en forme de coeur lumineux. «Ça fait tic-tac... Je suis étonné qu'ils t'aient laissé entrer ça ici!» a blagué Urban. 

Il a aussi fait monter sur scène une Laurence, qui en était à son tout premier concert, et son amie Sarah, qui offrait, sur une affiche, ses services de professeure de français. On ignore le nom de la jeune chanceuse qui est repartie du Centre Vidéotron avec une guitare autographiée et offerte au terme d'un long bain de foule, lors de laquelle Urban a interprété un long segment de You Look Good in My Shirt des escaliers de la section 101... Mais son sourire en disait long! 

Voilà de gros extras qui s'ajoutent aux clins d'oeil et sourires charmeurs, aux remerciements en français et aux multiples références personnalisées : à la rivalité Québec-Montréal, au réalisateur Jean-Marc Vallée (qui a réalisé la série Big Little Lies dans laquelle sa femme, l'actrice Nicole Kidman, tient la vedette) ou au chanteur beauceron Robby Johnson, avec qui il a interprété en duo sa pièce You Gonna Fly. Quand ce dernier a oublié les paroles de la chanson, pas question pour Urban de le laisser se prendre la tête : «invente quelque chose!» lui a-t-il lancé. 

Keith Urban a beau être une superstar dans son créneau musical, il projette l'image d'un gars accessible, qui a véritablement envie d'être là et de partager un moment avec son public. On commence à connaître ses trucs, certes, mais on pourrait difficilement lui reprocher d'être sur le pilote automatique! 

James Barker Band

Dans un registre plutôt générique alliant country et... (Le Soleil, Alice Chiche) - image 3.0

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Dans un registre plutôt générique alliant country et pop-rock, le James Barker Band a notamment chanté son amour... de la bière.

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En début de soirée, le James Barker Band avait le mandat de réchauffer la foule. Une mission qu'il a prise au pied de la lettre, proposant à un moment quelques étirements au public qui continuait d'entrer au Centre Vidéotron. Dans un registre plutôt générique alliant country et pop-rock, les Ontariens ont profité de l'occasion pour se faire aller les guitares et réitérer leur amour... de la bière. Lors de leur prestation de 40 minutes, on a eu droit à pas un, mais bien deux titres chantant les louanges du houblon, livrés par un chanteur arborant fièrement le logo de Coors sur sa casquette. 

Avec un minialbum derrière la cravate, on peut comprendre qu'un groupe aille puiser ailleurs pour meubler ses prestations. Pas certaine toutefois que le pot-pourri passant d'Eminem à Rage Against the Machine à Stevie Wonder à Wild Cherry ait aidé beaucoup James Barker et ses complices à définir ou à affirmer leur personnalité.




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