Dans la bulle de Milky Chance

Milky Chance au Festivent... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Milky Chance au Festivent

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Ceux qui n'avaient pas pu entrer au parc de la Francophonie il y a deux ans pour voir Milky Chance ont pu se reprendre au Festivent, mercredi soir. Le duo allemand, fort de son deuxième album, Blossom, a servi presque tout son répertoire devant une petite marée humaine qui pouvait circuler et danser sans peine.

Passé la console, la foule - dont de nombreuses jeunes familles - était confortablement installée sur des chaises et des couvertures. Malgré ses 35 ans, le Festivent a conservé cet esprit convivial et relaxe qui permet d'apprécier la musique sans se heurter à des mesures de sécurité compliquées et à des files d'attente interminables. Un point pour Saint-Jean-Chrysostome. 

Les musiciens baignaient toutefois dans un éclairage tamisé qui les réduisait à l'état de silhouettes dans une brume persistante. Il fallait regarder les écrans pour entrevoir les visages des membres du groupe. À l'avant-plan, Clemens Rehbein - moustachu - a enchaîné les pièces d'une voix passablement éraillée, mais toujours bien reconnaissable. Il s'est adressé brièvement et affectueusement au public entre les chansons (bon, on se serait peut-être passé de l'incongru Happy Birthday a cappella) et a lancé une fleur à Matt Holubowski, qui assurait la première partie.

Son complice Philipp Dausch était aux machines et aux percussions (il a même attrapé une basse pour Bad Things) et l'appuyait parfois pour la partie vocale. Le duo était accompagné sur scène d'Antonio Greger, à la guitare et à l'harmonica, et d'un batteur.

Pour Flashed Junk Mind, accueilli par des cris de joies intenses dans les premières rangées, la scène s'est transformée en délirant party disco, avec des faisceaux colorés tournant dans tous les sens... Il se passait visiblement de drôles de choses côté éclairage.

Heureusement, musicalement, tout était bien balancé. Les sons des différents instruments s'arrimaient les uns aux autres pour donner toute l'ampleur voulue aux chansons dansantes et accrocheuses de Milky Chance. Le groupe a bien réussi à rendre le foisonnement musical et rythmique de ses plus récentes compositions sur scène. On baignait littéralement dans leur bulle sonore.

Matt Holubowski

Matt Holubowski a ouvert la soirée, armé de sa voix singulière et aérienne, naviguant entre les arrangements minimalistes et les constructions musicales planantes. Son chant envoûtant, à la Patrick Watson, a pris sa pleine mesure après une ou deux chansons. L'auteur-compositeur-interprète, entouré de quatre musiciens, cultive les contrastes et les ambiances obsédantes, et son univers semblait davantage à sa place une fois la nuit tombée. Il a d'ailleurs invité les spectateurs à voyager avec lui, à monter plus haut que les montgolfières et à prêter attention aux méduses géantes qui flottaient au-dessus d'eux. En fin de course, il a offert une nouvelle chanson, The Weatherman, où la voix de sa violoncelliste vient en appui à la sienne. Celui qui a remporté plus tôt cet été le prix Espoir FEQ 2017 a donné une performance inspirée et a visiblement tout l'aplomb qu'il faut pour la grosse année de spectacles qui l'attend.

Le Festivent se poursuit jusqu'à dimanche. Info: festivent.ca




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