L'opéra aux trois choeurs

Une centaine de membres de la colossale distribution... (Michael Cooper)

Agrandir

Une centaine de membres de la colossale distribution de l'opéra Louis Riel ont commencé à converger vers la capitale, en préparation des représentations à venir.

Michael Cooper

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) FESTIVAL D'OPÉRA DE QUÉBEC / Alors que la centaine de membres de la colossale distribution de l'opéra Louis Riel ont commencé à converger vers la capitale, le Festival d'opéra de Québec a convié les médias sur la grande scène de la salle Louis-Fréchette, autour d'un drapeau de l'Union Jack en berne, devant une estrade de bois où sera disposé un des trois choeurs de cette production hors-normes.

«L'idée de reprendre cet opéra a suscité la fascination jusqu'à New York», indique Grégoire Legendre, le grand Manitou du Festival. «Ce sera la plus grande distribution jamais vue au Festival et à l'Opéra de Québec».

Louis Riel sera incarné par Russell Braun, son épouse Marguerite par Simone Osborne, Monseigneur Taché par Alain Coulombe, Sir John A. Macdonald par James Westman, le chef Poundmaker par Billy Merasty... On compte une trentaine de solistes dans ce drame, ainsi que trois choeurs. 

«Il y a le grand choeur parlementaire, qui représente la partie anglophone et qui sera surtout sur les estrades, le choeur des métis, formé d'une dizaine d'interprètes qui seront davantage dans l'action, et un choeur silencieux, qui n'était pas dans l'oeuvre originale et qui a été ajouté par le metteur en scène [Peter Hinton], qui agit un peu comme la conscience de tout cela. [...] Les pièces du puzzle sont en train de se mettre ensemble», explique M. Legendre. 

Steeve Wadohandik Gros-Louis a rassemblé plusieurs interprètes de la communauté huronne-wendat de Wendake pour former le choeur silencieux. «J'avais participé à La Tempête de Robert Lepage à Wendake, mais nous n'avions jamais eu l'honneur de participer à une pièce à l'intérieur de la ville de Québec. [...] Malgré que le choeur soit silencieux, il y a un message de fraternité, de partenariat et de collaboration», a-t-il souligné.

Musicalement complexe

«Musicalement, c'est une oeuvre assez complexe», note le chef d'orchestre Jacques Lacombe, qui dirigera l'opéra à Québec. Chantée en anglais, en français, en cri et en métchif (et surtitrée en conséquence), l'oeuvre conjugue plusieurs styles musicaux. «Ça représente un certains nombre de défis, notamment sur le plan rythmique. Au final, ça fait un effet assez puissant», indique le chef. Entre des moments plus folkloriques, comme la Danse du bison, et le choeur fédéraliste un peu pompeux que le compositeur a utilisé pour faire un commentaire politique, il y a des moments très touchants, assure M. Lacombe. «On sent le côté humain, le drame personnel. Il y a des moments presque poétiques sur le combat de cet homme-là.»

L'opéra composé par Harry Somers et écrit par Mavor Moore avec la collaboration de Jacques Languirand a été crée en 1967 à l'occasion du centenaire de la Confédération. Sa reprise, 50 ans plus tard, par le metteur en scène Peter Hinton a été l'occasion d'en faire une relecture. «C'est une production qui joue sur deux époques, de 1869 à 1885, l'année de l'exécution de Louis Riel, et l'époque actuelle, parce que ça résonne encore aujourd'hui», indique M. Legendre, en rappelant que le dévoilement d'une statue à l'image du leader métis a suscité récemment la controverse au Manitoba.

Le maire Régis Labeaume et Steeve Wadohandik Gros-Louis... (Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 4.0

Agrandir

Le maire Régis Labeaume et Steeve Wadohandik Gros-Louis

Le Soleil, Pascal Ratthé

Le maire de Québec, Régis Labeaume, qui a participé lors des derniers jours à la Rencontre du Réseau des villes francophones et francophiles d'Amérique, a rappelé l'importance de faire revivre certains pans oubliés ou méconnus de l'Histoire en Amérique. «Pour ces gens qui ont passé quelques jours ici et qui venaient de l'Ouest canadien et des États-Unis, Louis Riel est plus qu'une icône. [...] C'est important de se rappeler de son combat. Je n'ai pas le temps de venir voir le spectacle, mais j'ai décidé de le faire quand même, parce que je crois que ce sera extraordinaire», a-t-il déclaré.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer