King Crimson excelle... au mauvais endroit

La formation britannique King Crimson a livré une... (fournie par King Crimson)

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La formation britannique King Crimson a livré une solide performance de 2h30 au Centre Vidéotron, vendredi soir, mais le spectacle aurait gagné à être présenté dans une plus petite salle.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) CRITIQUE / Le guitariste Robert Fripp et son King Crimson en mouture octuor ont ravi leurs fans avec une prestation d'un peu plus de 2h30 dans un Centre Vidéotron en configuration rikiki (à peine 2500 sièges étaient «ouverts») vendredi soir. En plein Festival d'été de Québec, on pourrait dire que le groupe était au mauvais endroit au mauvais moment.

Rien à dire sur le son, qui était excellent, mais King Crimson, qui s'était payé le Palais Montcalm trois fois en 2015, aurait peut-être été davantage à sa place au Grand Théâtre par exemple. Il faut avouer que ça faisait un peu drôle de voir tous ces sièges recouverts de draps noirs et l'arrière de la scène plus près que les lignes bleues...

Au-delà de ces considérations, Fripp et sa bande ont offert une prestation impeccable en deux temps. Pas d'artifice, pas de flafla, que des musiciens au sommet de leur art qui ont lancé la soirée avec la délirante instrumentale Lark's Tongues in Aspic, Part 1, lors de laquelle Mel Collins s'est permis de saluer le pays de ses hôtes et leur héritage francophone en improvisant La Marseillaise et le Ô Canada à la flûte traversière. 

Ceux qui étaient là en 2015 auront constaté un léger changement dans la formule à trois batteurs alors que Jeremy Stacey, plutôt que l'ex-Ministry William Rieflin, prenait place sur la batterie du milieu. Rieflin était bien là, mais aux claviers derrière, à droite du bassiste Tony Levin.

Stacey complète à la perfection Pat Mastelotto et Gavin Harrison et leur savoir-faire aux baguettes est régulièrement mis en évidence, comme par exemple dans l'oeuvre récente The Hell Hounds of Krim.

Pièce réintégrée... après 46 ans

Toujours installé sur son tabouret pour balader les doigts sur sa six-cordes avec virtuosité, Fripp s'était assuré d'offrir du neuf à ceux qui l'avaient vu il y a deux ans. Le groupe a entre autres livré la suite Battle of Glass Tears de la pièce Lizard, qui n'avait jamais été jouée en spectacle en 46 ans avant cette tournée.

King Crimson a conclu une première partie ponctuée de nombreuses envolées musicales par une Islands feutrée dominée par le saxo de Collins et la superbe voix de Jakko Jakszyk.

De retour après un entracte de 20 minutes, ça redémarrait avec un «duel» entre Mastelotto et Harrison en ouverture de la pièce Indiscipline pour une deuxième partie qui pigeait dans toutes les périodes du groupe pour se terminer par la planante Starless.

Fripp et sa bande n'allaient cependant pas partir sans présenter les classiques 21st Century Schizoid Man et The Court Of the Crimson King. Des titres qui ont presque 50 ans et qui ont été interprétés au rappel, entrecoupés par un bel hommage à David Bowie avec la reprise de Heroes, sur laquelle Fripp accompagnait originalement le regretté chanteur.




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