Mary Poppins: une belle dose de magie

Lorsque Joëlle Lanctôt est sur scène, on ne... (La Presse, Robert Skinner)

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Lorsque Joëlle Lanctôt est sur scène, on ne voit pas le temps passer. Elle incarne une impeccable Mary Poppins, aux mimiques et aux gestes précis, à l'humour vif et au charisme indéniable.

La Presse, Robert Skinner

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(Québec) CRITIQUE / Des numéros musicaux colorés, des interprètes attachants et talentueux, une scénographie inventive, la comédie musicale Mary Poppins contient beaucoup d'éléments pour nous faire tomber sous son charme. Si elle avait été resserrée un brin, tout aurait été «pratiquement parfait».

Lorsque Joëlle Lanctôt est sur scène, toutefois, on ne voit pas le temps passer. Elle incarne une impeccable Mary Poppins, aux mimiques et aux gestes précis, à l'humour vif et au charisme indéniable. Jean-François Poulin, en ramoneur Bert, est tout aussi doué et attachant. Tant côté chant que côté jeu, les deux interprètes sont des piliers solides qui soutiennent toute la proposition.

Les deux enfants, Alexandra Sicard en Jane et William Coallier en Michael, le soir de la première, ont tout l'aplomb, l'impertinence et la sensibilité qu'exigent leurs rôles. René Simard incarne avec justesse et un brin de folie le père de famille trop rigide dont on suivra la transformation tout au long du spectacle.

Serge Postigo (qui fait rire les plus jeunes en incarnant un serviteur taciturne et bouffon) a réglé une mise en scène dynamique, pleine de clins d'oeil comiques, de moments touchants et de tours de passe-passe qui donnent réellement l'impression que la magie existe. Mary Poppins et les cerfs-volants volent, la cuisine se démantèle et se replace en un tour de main et le portemanteaux glisse du sac de voyage de Mary Poppins comme dans nos souvenirs du film de Disney. Et les décors se replient presque comme enchantement, comme des maisons de poupées.

Feux d'artifice

Les chorégraphies de Steve Bolton, portées par l'enthousiasme débonnaire de la horde de danseurs et de chanteurs, sont comme des feux d'artifice. Impossible de ne pas sourire et de ne pas ressentir un petit pincement au coeur. Lorsque les statues du parc s'animent et que la boutique de mots de Mrs Cory (étonnante Katee Julien) s'égaie pour Supercalifragilisticexpialidocious, on est en plein carnaval. On frôle le cauchemar (agréable, s'entend) lorsque les jouets prennent vie et que l'horrible Miss Andrews (Frédérike Bédard, effroyable à souhait) apparaît en deuxième partie. Le numéro des ramoneurs, qui inclut chant, gumboot et acrobaties au-dessus de la foule, est simplement hallucinant, d'autant plus qu'il entraîne les spectateurs - debout et en liesse - à marquer le rythme.

On a perdu quelques répliques dans la première scène, où les micros étaient légèrement trop bas pour la charge sonore générée par l'infatigable orchestre qui joue toute la trame en coulisses, mais la situation a vite été rétablie.

Le spectacle, qui s'installe tout l'été à la salle Albert-Rousseau, fait près de trois heures, entracte compris, et malgré de nombreux passages très réussis, on ne peut s'empêcher de relever que plusieurs scènes auraient pu être retirées sans heurt, surtout en première partie. 

Mary Poppins est présenté jusqu'au 20 août. Les billets coûtent entre 77,50 $ et 137,50 $. Info : 418 659-6710




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