Donald Trump, nouvel ennemi juré de Roger Waters

En concert à Mexico en septembre dernier, Roger... (AFP, RONALDO SCHEMIDT)

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En concert à Mexico en septembre dernier, Roger Waters a reçu une ovation lorsque les mots «Trump, eres un pendejo» (Trump, tu es un abruti) sont apparus sur les écrans géants.

AFP, RONALDO SCHEMIDT

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Agence France-Presse
New York

Dans son premier album studio en 25 ans, l'ancien membre fondateur de Pink Floyd Roger Waters désigne un nouvel ennemi juré: Donald Trump, en retrouvant la tension de son ancien groupe.

Le musicien de 73 ans a publié vendredi Is This the Life We Really Want? (Est-ce la vie qu'on veut vraiment?), son premier album depuis 1992, accompagné d'une longue tournée aux États-Unis et au Canada jusqu'à fin octobre.

L'album The Wall se penchait sur les difficultés d'un enfant à se connecter avec l'humanité, The Dark Side of the Moon sur les origines de la maladie mentale.

Dans Is This the Life We Really Want?, Waters évoque des mondes terrifiants. Déjà Vu imagine un Dieu impuissant face à la violence et aux drames écologiques. Émaillé d'extraits radiophoniques, The Last Refugee dépeint la fin d'une guerre dévastatrice.

Si ses albums précédents avaient souvent un goût intemporel, son nouvel opus se veut contemporain: Donald Trump y est omniprésent.

Picture That, une des chansons les plus tranchantes, présente un interlude très rock où Waters évoque un «leader écervelé».

Le musicien - anglais devenu new-yorkais - déplore l'évolution de la planète depuis la Seconde Guerre Mondiale, le conflit qui a tué son père. «Nous avons choisi le rêve américain», chante-t-il.

Il colore son album de samples, mais une guitare acoustique prend le pas sur les sons synthétiques qui caractérisent une grande partie de son oeuvre.

Le musicien a travaillé cette fois avec le producteur Nigel Godrich, connu comme le «sixième membre» du groupe de rock indépendant Radiohead. «Roger est largement sous-estimé. Nous avons oublié qu'il était un auteur exceptionnel», a dit Godrich à l'AFP.

Depuis son départ des Pink Floyd, le musicien a vendu beaucoup de disques mais c'est la scène qui a fait sa gloire, avec un record d'entrées pour un artiste solo sur sa longue tournée mondiale The Wall Live (2010-2013).

Sur scène, Waters n'épargne aucun coup à Trump: le président y est dessiné sur un ballon de baudruche en forme de porc qui flotte sur le public, et ses citations les plus controversées apparaissent sur des écrans avant une conclusion furieuse: «Fuck Trump».




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