Paul Piché - tournée 40 printemps: à une prochaine fois

Vincent Vallières a rejoint Paul Piché sur scène... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Vincent Vallières a rejoint Paul Piché sur scène pour La gigue à Mitchounano.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Paul Piché rallie encore de nombreux fans, assez pour remplir le Centre Vidéotron, en formule concert, jusqu'aux loges. Il venait y célébrer ses 40 ans de carrière, avec sa guitare, un band, ses textes, deux de ses enfants, et une liste d'invités attirante - Vincent Vallières, Les Trois Accords, Koriass et Safia Nolin -, mais utilisée avec parcimonie.

Lorsqu'ils se sont tous rassemblés, au rappel, pour entonner Mon Joe, nous avons eu l'aperçu de ce qu'aurait pu être ce spectacle : une véritable communion, la célébration d'un répertoire rassembleur qu'on peut garder vivant, réinterpréter et redécouvrir.

On pourrait arguer que Paul Piché se suffit à lui-même. Bien sûr. Mais sitôt qu'on invite du monde, il faut leur faire un peu de place... On a entrevu Vincent Vallières le temps d'une Gigue à Mitchounano à deux voix. Puis Koriass pour Cochez oui, cochez non où il a ajouté un couplet scandé et quelques lignes entre les paroles originales chantées par Paul Piché.

Au retour de l'entracte, Safia Nolin, seule dans un faisceau de lumière, a offert un moment d'une beauté singulière lorsqu'elle a entonné Le renard, le loup, de sa voix à la fois lancinante et mélodieuse. Elle s'est presque sauvée, toutefois, après une accolade à Paul Piché, le laissant seul avec sa guitare - un état qui lui va toujours bien - pour Réjean Pesant.

La chanson Ses yeux semblait (presque) faite pour Les Trois Accords, qui n'ont pas vraiment pu, toutefois, jouer la chanson à leur manière et la faire éclater dans une autre dimension. Ils ont par contre injecté une bonne dose de rock à Sur ma peau, qui a fait partie des beaux moments du spectacle.

On a eu droit à toutes les couleurs de Paul Piché : les commentaires engagés, les histoires, l'humour bon bougre, les premiers succès rassembleurs, les pièces phares du Chemin des incendies, les textes touchants comme L'escalier et du nouveau, avec Celui, en fin de course. Des choix équilibrés, mais agencés un peu en dent de scie.

Son mal calibré

En première partie, le chansonnier semblait animé par une énergie fébrile qui affectait parfois la rigueur de son interprétation. Un château de sable en a souffert. On a aussi eu la désagréable impression que le son était mal calibré. La voix grave et pleine de Paul Piché porte bien, alors pourquoi diable mettre son micro si fort?

Cela dit, sans être totalement tombé sous l'emprise des célébrations, il faut dire que Paul Piché a un charisme et un répertoire qui imposent le respect. On se dit donc, simplement, à une prochaine fois.

Le spectacle était présenté une seule fois, au Centre Vidéotron.




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