La reconquête de Jason Mraz

Plein de chaleur, de nuances, de sensibilité et... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Plein de chaleur, de nuances, de sensibilité et d'humour, Jason Mraz a navigué dans son répertoire avec une aisance désarmante, lundi soir, au Capitole.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) CRITIQUE / Pour bien des artistes, le pari aurait été risqué : annoncer son passage en ville à un mois d'avis. Qui plus est en solo, avec des billets à un prix avoisinant les trois chiffres. Or Jason Mraz a des fans fidèles à Québec et non seulement le Capitole était complet, lundi, mais la complicité entre le Californien et son public a donné lieu à une soirée mémorable.

En reprenant la route ce printemps, Jason Mraz voulait renouer avec des admirateurs qu'il avait négligés ces dernières années. En entrevue, il allait même jusqu'à nous dire que ce retour à Québec, après sept ans d'absence, se voulait un nouveau départ, puisque c'est armé de sa seule six cordes qu'il a commencé sa carrière, dans de petits cafés.

Ceux qui ont vu son concert de 2010 en formule élargie ont donc eu droit à une tout autre expérience. Plein de chaleur, de nuances, de sensibilité et d'humour, Mraz a navigué dans son répertoire avec une aisance désarmante, partageant ses succès, mais insérant aussi des titres inédits, qui ont bien cadré avec le reste, comme Work In Progress, qui fait dans l'autoréférence ou l'humoristique Chocolate, où il raconte comment il doit combler la dépendance de sa douce au cacao.

Spectacle bien structuré

L'Américain a commencé par enfiler les compositions sans trop prendre de pause, notamment You and I Both et Tonight, Not Again, question de bien prendre son élan. Ça fonctionnait à merveille : l'acoustique des lieux, tout comme l'écoute très respectueuse des spectateurs, permettait d'apprécier les moindres subtilités de son chant ou de son jeu de guitare. Toujours juste, Mraz optait parfois pour sa voix de fausset ou se lançait dans des scats. Graduellement, l'écolo - il n'avait pas oublié d'apporter sa gourde, plutôt que d'utiliser des bouteilles jetables - a commencé à converser avec son public, insérant ici et là des anecdotes, mais sans perdre de vue le rythme de son spectacle. Il a d'ailleurs su sortir ses pièces les plus importantes aux moments opportuns, comme d'autres abattent leurs as, qu'il s'agisse de Lucky, dans le premier tiers, I'm Yours à mi-parcours ou I Won't Give Up à la toute fin.

S'il est un seul bémol, c'est lorsque Mraz s'est installé, pour deux chansons, au piano électrique. Il sombré dans les excès de cabotinage, se moquant à plusieurs reprises des DJ, parfois au détriment du matériel. Du reste, pas grand chose à lui reprocher: le musicien a impliqué son public, l'a déridé et l'a même surpris pendant près de 2 heures, sans entracte. Le public aurait aimé un rappel, mais visiblement, ce sera pour la prochaine fois.




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