Le barbier de Séville: réjouissant délire

  • Le baryton Armando Noguera se démarque particulièrement en Figaro, un rôle qu'il connaît sur le bout des doigts et qu'il joue avec une aisance et un plaisir évident. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Le baryton Armando Noguera se démarque particulièrement en Figaro, un rôle qu'il connaît sur le bout des doigts et qu'il joue avec une aisance et un plaisir évident.

    Le Soleil, Erick Labbé

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  • Le baryton Armando Noguera (debout) se démarque particulièrement en Figaro. (Le Soleil, Erick Labbé)

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  • Rosina (Julie Boulianne) (Le Soleil, Erick Labbé)

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  • Le comte Almavira (Antonio Figueroa) chante la pomme à Rosina (Julie Boulianne) avec l'aide de Figaro (Armando Noguera). (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Le comte Almavira (Antonio Figueroa) chante la pomme à Rosina (Julie Boulianne) avec l'aide de Figaro (Armando Noguera).

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  • Figaro (Armando Noguera) et Rosina (Julie Boulianne) (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Figaro (Armando Noguera) et Rosina (Julie Boulianne)

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(Québec) CRITIQUE / L'Opéra de Québec présente un réjouissant Barbier de Séville, où une distribution particulièrement bien choisie chante et joue avec humour et un brin de folie dans un décor de sucre en poudre qui évoque les créations de l'architecte Gaudí.

Le baryton Armando Noguera se démarque particulièrement en Figaro, un rôle qu'il connaît sur le bout des doigts et qu'il joue avec une aisance et un plaisir évident. Sa voix puissante et expressive se plie à toutes les intonations. Il sait jouer le texte et le sous-texte, y aller à fond dans l'humour sans fanfaronner et ajouter de petits gestes qui rendent les scènes plus vivantes. Tout est joué gros, très gros même, mais une fois qu'on accepte cette convention, la surenchère s'avère comique et donne du relief aux différentes couches de jeux.

Il faut dire que chacun des interprètes colle particulièrement bien à son personnage. La mezzo Julie Boulianne joue une Rosina intelligente, comique et vive et utilise sa voix pleine et souple tant pour exprimer les émotions les plus franches que pour appuyer des intonations comiques.  

Le comte Almavira, joué par le ténor Antonio Figuera, a surtout de l'éclat lorsqu'il se déguise pour rejoindre sa belle. L'amoureux transi, sans ces ruses, paraîtrait un peu plat, malgré la justesse et la chaleur de la voix de l'interprète. Peter McGillivray est tout à fait comique en Dr Bartolo, même si les segments de chant plus saccadé pourraient être exécutés de manière un peu plus précise. Jamie Offenbach, en Basilio, a une coiffure et un jeu extravagant qui cadrent tout à fait dans l'univers proposé.

L'orchestre appuyait le tout avec justesse et délicatesse, sauf à quelques moments au premier acte, où la masse d'instruments nous faisait perdre la voix de quelques solistes. Le tout s'est placé après quelques scènes et le jeu des instruments et des voix a pu s'installer et rendre toutes les vrilles et l'éclat de la musique de Rossini.

Patine éclatante

L'environnement imaginé par Ken MacDonald, Dana Osborne et Kimberly Purtell pour le Pacific Opera Victoria est simplement magnifique. Les amours de Rosina et du comte Almavira et les ruses de Figaro nous sont racontées dans un décor blanc, tout en courbes, avec des escaliers et des tours.

Ce cadre surréel donne à l'histoire convenue une nouvelle patine éclatante, que le metteur en scène Morris Panych s'est amusé à exploiter avec les interprètes.

Notamment pour la scène juste avant l'entracte, où Figaro fige l'action pour animer un à un les solistes pétrifiés, avant de lancer la troupe dans une chorégraphie surréaliste, dans une lueur rougeoyante. La scène était particulièrement réussie et surprenante, sans toutefois dénaturer la fable.

La mise en scène de l'orage du deuxième acte, avec une action montrée en ombres chinoises, des éclairage vert vibrants et les roulement de tonnerre et les éclairs habilement simulés par l'orchestre était également un beau moment visuel et dramatique. Certaines rotations de l'une des tours paraissaient moins justifiées et ne semblaient que permettre de passer le temps, mais dans l'ensemble, les transitions étaient bien pensées et dirigées par le personnage Berta (la mezzo Geneviève Lévesque).

***

Le barbier de Séville sera de nouveau présenté les 16, 18 et 20 mai à 20h au Grand Théâtre.

Sous la direction musicale de Timothy Vernon, dans une mise en scène de Morris Panych, avec Julie Boulianne, Armando Noguera, Antonio Figueroa, Peter McGillivray, le choeur de l'Opéra de Québec et l'Orchestre symphonique de Québec.




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