Bélanger ensorcelle le Grand Théâtre

Mardi au Grand Théâtre, Daniel Bélanger s'est assuré que... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Mardi au Grand Théâtre, Daniel Bélanger s'est assuré que son répertoire, qui a emprunté différentes avenues stylistiques au fil des ans, se déploie de façon cohérente. Et ç'a terriblement bien marché.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / S'il a façonné Paloma, son plus récent album, seul, dans son studio, c'est assurément de manière collective que Daniel Bélanger partage son matériel, ces jours-ci. Entouré de quatre complices, le chanteur et guitariste se plaît en effet à parer ses chansons de leurs plus beaux atours rock, folk ou atmosphériques, non sans se permettre de grisantes envolées instrumentales.

Avec Paloma, Bélanger a ajouté une dizaine de nouvelles compositions à son baluchon. D'excellentes, d'ailleurs. Mais contrairement à certains de ses pairs, qui sentent l'urgence de servir les nouveautés en début de concert, il a pris son temps, mardi, au Grand Théâtre, avant de les partager, proposant ici une Sortez-moi de moi mordante, là une Fou n'importe où au groove irrésistible.

Visiblement, notre homme a pris plaisir à façonner son spectacle. Outre l'intro rigolote, où une projection nous incitait à nous laisser envahir de bonheur, Bélanger s'est assuré que son répertoire, qui a emprunté différentes avenues stylistiques au fil des ans, se déploie de façon cohérente.

On a donc navigué d'un album à l'autre, parfois à coup de deux titres d'une même période accolés l'un à l'autre. Et ç'a terriblement bien marché, surtout qu'il avait à ses côtés des musiciens hautement compétents. Guillaume Doiron, à la guitare, pouvait se faire grinçant ou planant, le fidèle Jean-François Lemieux était hyperactif, à son habitude, à la basse, Alex McMahon fort solide derrière la batterie, tandis qu'Alain Quirion prenait l'allure d'une pieuvre, oscillant entre ses claviers et ses percussions, sans omettre les choeurs. 

Avec sa bande, Bélanger s'est aventuré dans divers territoires avec le même bonheur, intégrant ici un dialogue percussions-batterie, là un solo de thérémine - spectaculaire cet instrument électronique qui ressemble à un simple antenne, activé par le déplacement de la main. 

Pari gagné

Le spectacle était si solide, qu'au terme d'Intouchable et Immortel, à la fin de la première partie, le public était déjà debout.

Si on trouvait audacieux que Bélanger concentre pas moins de six titres de Paloma dans la seconde moitié de la prestation, au risque de ne pas achever la soirée en apothéose, il reste qu'il a gagné son pari. On a véritablement plongé dans l'atmosphère du nouvel album. Mieux, les pièces ont pris une autre dimension : la superbe Ère de glace a brillé davantage par ses contours acoustiques, tandis que Le Fil s'illustrait par la richesse de ses contrastes. 

Des classiques

À travers ça, Bélanger a inséré adroitement des classiques, diablement efficaces, même s'il n'a pas hésité à les remodeler, comme Opium, dans une facture plus rock. Le travail des arrangements autant que l'apport des musiciens ou les nuances de l'ensemble étaient d'autant plus intéressants, qu'ils étaient mis en évidence par une excellente sonorisation.

La réaction des fans, qui ont été la chorale de Bélanger à maintes reprises, complétant les lignes sur Le Parapluie ou devenant son point d'appui pour improviser ses lignes sur d'autres comme Rêver mieux, ne mentait pas : le Montréalais a mitonné une fois de plus une proposition de premier ordre. Il remet ça ce soir, toujours au Grand Théâtre.




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