ZAZ, la belle humaine

ZAZ danse, se lance au sol, virevolte, bref,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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ZAZ danse, se lance au sol, virevolte, bref, elle s'éclate en prenant possession des planches avec une énergie et une authenticité inspirantes.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / En entremêlant ses reprises de classiques de la chanson française et ses propres chansons, ZAZ incarne le Paris d'hier et d'aujourd'hui, tout en nous donnant envie de croire en un avenir plus franc, plus vrai, plus lumineux, et tout sauf lisse.

Son spectacle est un étrange amalgame, qui s'amorce par une intro un peu rock progressive, où elle joue les prêtresses au-dessus d'un thérémine, puis qui navigue entre la pop, le jazz, le swing, les balades et les histoires.

ZAZ danse, se lance au sol, virevolte, bref, elle s'éclate en prenant possession des planches avec une énergie et une authenticité inspirantes. Elle s'adresse au public avec une candeur qui la rend tout de suite sympathique. «J'adore cette terre», lance-t-elle, et on sent qu'elle le pense, alors qu'elle partage, par bribes, sa philosophie de vie et sa soif de dépassement de soi. Elle offre des pensées simples et lumineuses pour contrer l'obscurantisme ambiant. 

L'habillage visuel est aussi éclectique que l'enchaînement de chansons. Trois silhouettes de maisons en arrière-plan permettent de faire passer des projections, des images du Paris des années 30, des explorations plus formelles ou des constellations d'étoiles, lorsque la scène n'était pas prise au coeur d'un orage de rayons lumineux de toutes les couleurs. 

Les reprises tirées de son album Paris, comme La parisienne (Marie-Paule Belle), Paris sera toujours Paris (Maurice Chevalier) et Sous le ciel de Paris (Piaf) étaient mâtinées d'une couche de jazz enveloppante, un brin surannée, qui sied très bien à sa voix texturée.

ZAZ avait une solide équipe de sept musiciens autour d'elle (trompette, accordéon, contrebasse, guitare...) qui l'accompagnait dans tous les styles et toutes les ambiances. Elle a même entonné Revivre, de Daniel Bélanger, au rappel.

Mais à voir la fulgurante vague d'énergie qui déferlait sur la salle lorsque ZAZ entonnait ses pièces plus connues, comme Si jamais j'oublie, Je veux ou On ira, on se disait qu'on aurait pris plus de ces moments de communion. 

Pépé et sa guitare

La soirée a commencé de manière pimpante, mais minimaliste, avec une prestation de Pépé et son ukulélé, puis sa guitare. Naviguant entre «le AC/DC avec pas de distorsion» et des morceaux ensoleillés, Pépé a enchaîné Y fait beau, Je m'engage, Kek' Tattoos, Mon avis et autres chansons avec aisance et entrain, dans un Centre Vidéotron toutefois un peu trop vaste pour que sa prose et ses rythmes échevelés fassent pleinement leur effet.

ZAZ sera au Centre Bell samedi soir.




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