Luc De Larochellière: voyage entre la tête et le coeur

Luc De Larochellière (en janvier à Richmond sur... (LA TRIBUNE, Maxime Picard)

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Luc De Larochellière (en janvier à Richmond sur la photo) a offert un chaleureux voyage musical devant une salle comble, jeudi, au Théâtre Petit Champlain.

LA TRIBUNE, Maxime Picard

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(Québec) CRITIQUE / Avec un récent album ayant pour fil rouge les voyages intérieurs, on pouvait s'attendre à ce que le périple de Luc De Larochellière prenne une autre dimension sur scène. Et c'est exactement ce qui s'est passé jeudi au Théâtre Petit Champlain, alors que l'auteur-compositeur-interprète a doucement guidé une salle comble sur des chemins sensibles et lucides, parfois drôles et éminemment chaleureux.

Sept ans après la parution d'Un toi dans ma tête, son dernier album solo, Luc De Larochellière a repris l'avant-scène l'automne dernier avec Autre Monde, une 11e collection très aboutie et forte en cordes réalisée par Philippe Brault. Le regard et la plume bien aiguisés, il a ouvert ce nouveau chapitre chansonnier en renouant avec des pôles familiers, entre des constats perçants sur le monde qui nous entoure et des fenêtres ouvertes sur une indéniable sensibilité.

Il en a lui-même rigolé jeudi en disant qu'il n'avait pas grand-chose à dire. «Je me rends compte que j'ai dit deux ou trois affaires, mais de multiples façons», a-t-il lancé en enchaînant la récente Naître personne un brin groovy et l'ancienne Cash City, reprise en choeur par le public.

Le neuf (le dernier disque a été interprété en entier) et le plus vieux se sont d'ailleurs mariés avec une très belle cohérence au Petit Champlain. Cette «trilogie de l'imperfection» - Imparfait (2016), J'ai vu (2009) et C'est pas l'paradis (2004) - servie en première partie en a offert un bon exemple. Le sombre (Suicide américain) et le plus optimiste (L'avenir du monde) ont aussi fait bon ménage devant ce public particulièrement attentif.

Les arrangements soignés de l'album n'ont pas souffert de la formation restreinte qui leur est allouée sur la route. Vrai que De Larochellière n'a pas choisi les moins polyvalents pour sa tournée en s'adjoignant les services du batteur-chanteur José Major et des multi-instrumentistes Étienne Ratthé (principalement occupé au violoncelle) et Jean-François De Bellefeuille (maniant les claviers).

La deuxième partie du spectacle a transporté le voyage en hauteur en proposant toute une élévation. On est passé des Murs (un titre datant de quelques années aux allures particulièrement clairvoyantes en cette ère Trump) aux Pelleteurs de nuages avant de monter jusqu'au cosmos avec Comme un chien dans l'espace. La charge émotive de la prestation est aussi montée de plus en plus haut lorsque Luc De Larochellière s'est mis à déballer ses plus vieux succès: une Amère America toujours aussi mordante, une Si j'te disais reviens en tête-à-tête et le classique Si fragile, succès chouchou du public.

Luc De Larochellière est attendu à L'Anglicane le 11 novembre.




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