Green Day, la machine de guerre

Billie Joe Armstrong, en grande forme, et ses... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Billie Joe Armstrong, en grande forme, et ses acolytes ont fait preuve d'une énergie juvénile pour enflammer la foule présente au Centre Vidéotron, jeudi soir.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Green Day est une vraie machine de guerre quand vient le temps d'enflammer un aréna rempli d'admirateurs. Le groupe californien a encore une fois démontré son efficacité grâce à un Billie Joe Armstrong en grande forme, une généreuse liste de chansons tirées de tout son répertoire et le déferlement de flammes, d'explosions et d'animations de foule auquel il nous a habitués.

Ça fait 30 ans déjà que Green Day roule sa bosse. La présente tournée n'a pourtant rien d'une tournée anniversaire nostalgique et le groupe affronte le public avec la même énergie juvénile et la même sympathique folie qui lui a permis de faire sa marque.

On en oublie presque que la cure de désintoxication de Billie Joe les a forcés à reporter nombre de spectacles de la dernière tournée.

Entouré de Mike Dirnt, de Tré Cool, du multi-instrumentiste Jason Freese et de Jeff Matika et Jason White aux guitares, le chanteur a sauté, couru, hurlé, scandé, entraînant la foule dans son délire digne d'un camp de vacances géant à thématique punk rock. Il a ressorti ses trucs habituels (boyau d'arrosage, fusil à t-shirts, oh oh oh, hé hé hé) avec l'entrain d'un gamin de six ans. Trois spectateurs sont venus le rejoindre sur scène pour chanter. La guitariste du jour, enceinte, est repartie avec la guitare de Billie Joe.

Pendant que le chanteur faisait remarquer à un fan qui le filmait que «pendant ce temps, il ne regardait pas le spectacle pour vrai», l'équipe du groupe s'activait à relayer les photos prises par les spectateurs sur la page Facebook Green Day LIVE on tour. Disons que Green Day est devenu maître dans l'art d'inclure les spectateurs de toutes les manières possibles et inimaginables, tant dans la salle que sur les réseaux sociaux. «Nous avons besoin d'être plus unis, d'avoir moins de mensonges et de corruption. Je veux de l'amour!» a lancé Billie Joe dans l'un de ses appels à la communion, qu'il ponctuait de nombreux «Kwébeccc!».

Ils ont puisé dans tout leur matériel, avec de brefs clins d'oeil aux Beatles et aux Rolling Stones, en plaçant plusieurs titres de leur plus récent album Revolution Radio en début de programme, mais en faisant aussi des plongeons en 1994 avec When I Come Around et Basket Case.

Sans Billie Joe qui déploie une formidable masse d'énergie sur scène, énergie qu'il communique au public au centuple, on avoue qu'on aurait probablement eu du mal à s'accrocher jusqu'à la fin des deux heures trente de prestation. Près de vingt-cinq chansons, sans compter le rappel, c'est ce qu'on appelle un marathon.

Against Me!

On a vraiment eu droit à une soirée 100% punk rock américain. En première partie, Against Me! - formé tout juste dix ans après Green Day, en 1997 - a enchaîné les pièces à grand renfort de rythmes rapides. Au micro et à la six cordes, la transgenre Laura Jane Grace, qui donnait son avis sur une nouvelle mesure de l'administration Trump dans un article publié en ligne le jour même par le magazine Rolling Stone, ne s'est pas étendue sur le sujet sur scène. Elle a plutôt mis son énergie dans l'exécution de ses chansons (aux titres évocateurs comme Fuck my life 666 ou Delicate, Petite & Other Things I'll Never Be, devant un dessin qui rappelait la bouche emblématique du Rocky Horror Picture Show.




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