Simple Plan: jouer dans l'adversité

Les nouvelles chansons de Simple Plan ont généralement... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les nouvelles chansons de Simple Plan ont généralement eu droit à un accueil froid, mais les vieux hits n'avaient pas perdu leur efficacité.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Simple Plan ne l'a pas eu facile à sa première visite au Centre Vidéotron, lundi: la foule, moyennement nombreuse, était disposée de telle manière qu'il était ardu de la soulever. Les gars ont néanmoins mis les bouchées doubles au point où rares sont ceux qui sont restés assis sur leurs sièges.

On savait que le quintette pop punk avait eu du mal à faire sortir les fans -les offres à rabais sur le site d'achats groupés Tuango ne mentaient pas. Cependant, ils étaient environ 5000 à s'être déplacés, un chiffre qui n'avait rien de gênant. Le hic, c'est qu'à la demande du groupe, le Centre Vidéotron était configuré comme lorsqu'il est à pleine capacité. Résultat: la scène était loin, très loin sur le parterre, mais le public n'en remplissait environ que le quart. Et seules les sections sur les côtés étaient ouvertes. Essayez de créer de l'ambiance dans ce contexte... Et essayez, dans la foule, de faire abstraction du grand vide qui est devant vous... Parlez-en aux musiciens des Plain White T's, l'une des deux premières parties avec Set It Off, qui ont trimé dur pour faire réagir les spectateurs - ce qui est uniquement survenu avec le vieux hit Hey There Delilah.

L'attrait des classiques

Simple Plan célèbre cette année les 15 ans de No Pads, No Helmets...Just Balls avec une tournée anniversaire réunissant toutes les chansons de ce premier album. Ce n'est pas ce show, toutefois, que les gars ont amené au Centre Vidéotron. Comme ils avaient été forcés de reporter leur passage prévu le 21 novembre, ils sont arrivés avec un spectacle mettant de l'avant cinq titres du récent Taking One For The Team, complété de compositions plus anciennes.

Les nouvelles chansons ont généralement eu droit à un accueil froid, que ce soit I Don't Wanna Go To Bed, qui a pourtant régulièrement tourné à la radio, Boom! ou Farewell, où le bassiste David Desrosiers n'a pas hésité à aller jouer parmi les fans. En revanche, les vieux hits n'avaient pas perdu leur efficacité, y compris I'm Just A Kid, qui peut sonner curieusement, aujourd'hui, dans la bouche du papa qu'est le chanteur Pierre Bouvier...

Jump a fait sauter le public sans le moindre mal, même dans les gradins, Welcome To My Life a fonctionné à merveille tout comme le classique Shut Up! en début de rappel.

Simple Plan n'a jamais été fort sur les artifices, préférant les performances physiques. Et c'est exactement ce que les musiciens ont proposé, les instrumentistes étant toujours dynamiques et Bouvier s'assurant de garder les spectateurs dans le bain. Mine de rien, ça faisait depuis 2011 que le band n'était pas venu en ville et le leader a bien pris la peine de le souligner, déclarant à quel point il était heureux de revenir.

Les gars étaient synchro et s'il y a eu quelque creux de vague, dans l'ensemble, Simple Plan s'est bien tiré d'affaire avec cette configuration de salle qui n'était clairement pas à son avantage. La troupe a achevé la soirée dans une sorte de communion avec Perfect, où Bouvier était d'abord seul à la guitare, avec le public qui faisait office de choeur, avant d'être rejoint par ses complices.




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