Ensorcelante Charlotte Cardin

On peut sentir que Charlotte Cardin met toute... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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On peut sentir que Charlotte Cardin met toute son âme dans sa pop teintée d'électro, de jazz et de r'n'b.

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(Québec) CRITIQUE / Son mini-album Big Boy nous avait déjà séduit pour ses envolées vocales et ses rythmes obsédants, mais sur scène, Charlotte Cardin est tout simplement ensorcelante. Chaque chanson nous enveloppe, nous fait planer, vibrer, tanguer, jusqu'à nous laisser étourdi et grisé.

Elle débute tout juste, mais si elle continue sur cette lancée, on devine qu'elle sera une splendide artiste. On sent qu'elle met toute son âme dans sa pop teintée d'électro, de jazz et de r'n'b. Sa voix navigue dans des textures qui font frissonner, ses aigus s'élèvent droits, clairs, lumineux. 

On l'a entendue avant de voir sa silhouette se découper sur un écran, sous les acclamations de la foule. Une entrée simple et efficace, grâce à un habillage de scène tout neuf - trois cadres lumineux en fond de scène et un «Big Boy» en néon devant le clavier. «C'est la quatrième fois qu'on joue notre show et que ç'a pas l'air de Secondaire en spectacle», a souligné Cardin avec humour, visiblement heureuse de se trouver là. 

«Il y a un an, on jouait ici pour faire la première partie de la première partie de Yann Perreau, et aujourd'hui, on est ici pour faire notre propre show et on est sold out, c'est incroyable», s'est-elle exclamée.

Elle nous a guidé simplement entre ses chansons d'amour et la musique qui a meublé sa vie de tournée des derniers mois et qui lui en ont inspiré de nouvelles. En formule à trois, avec le bassiste Mathieu Sénéchal et le batteur Benjamin Courcy, elle s'est brillamment approprié Go Flex du rappeur Post Malone et s'est permis de revisiter Wicked Games de Chris Isaak. elle a livré plusieurs inédits, souvent au clavier.

Les chansons de Cardin ont plusieurs couleurs, mais se fondent dans la même vibrante cohérence. Difficile de ne pas penser à Amy Winehouse en l'entendant interpréter Blackened Eyes. Elle a glissé vers le country avec Why, pour laquelle Aliocha est venu la rejoindre sur scène. Son prochain simple, I, donne déjà envie d'entendre l'album qu'elle prévoit sortir cet automne. 

Aliocha

Aliocha a ouvert la soirée avec son rock éclectique, un brin suranné et accrocheur. Le jeune homme a attaqué sa prestation avec un peu trop de vigueur, plaquant les accords sur sa guitare acoustique et lançant bien fort sa voix nasillarde. Il n'a heureusement pas mis trop de temps à se détendre et nous faire naviguer entre des chansons plus folk et d'autres plus planantes, où le clavier prenait le relais de la guitare électrique. 

Il a livré plusieurs titres de son album à paraître en juin, où il varie les ambiances, de Jamie (qui fait penser à certaines pièces de Bowie) à The Start (presque un slow des années 60).

Le spectacle était présenté vendredi soir à L'Impérial. Il y aura une supplémentaire le 18 mai, au même endroit.




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