Mois de la poésie: loquaces de père en fils

Biz de Loco Locass et son père Jean-Yves... (Le Soleil, Alice Chiche)

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Biz de Loco Locass et son père Jean-Yves Fréchette étaient réunis devant 50 spectateurs pour la première soirée du Mois de la poésie.

Le Soleil, Alice Chiche

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(Québec) Pour son dixième anniversaire, le Mois de la poésie livre à domicile et s'invite dans les salons. Le duo père-fils formé de Jean-Yves et Sébastien Fréchette, que les fans de Loco Locass connaissent sous le nom de Biz, a lancé le bal vendredi soir dans Saint-Roch. Entre l'anatomie du rap, le manifeste du FLQ et la twittérature, entre Aragon, Houellebecq et Gaston Lagaffe, ils ont ratissé large.

Pour les besoins de la cause, le «salon» annoncé dans le programme a été un peu agrandi : question d'accueillir une cinquantaine de spectateurs, la rencontre a eu lieu au centre de diffusion L'établi, rue Saint-Vallier Est. Tous les billets avaient trouvé preneurs le matin même en sept minutes. «C'est plus vite que Metallica!» a rigolé Biz un peu avant cette rencontre, décrite par le rappeur comme une «synthèse de notre relation père-fils».

«Les gens me connaissent un peu plus publiquement dans ma production artistique, a-t-il ajouté. Mais je ne suis pas sorti du néant. Ce qu'on va s'apercevoir, c'est que pour moi, le français est une langue paternelle. Je suis né dans un environnement où mon père taponnait littéralement le texte. On marchait dans le texte dans le champ chez nous», raconte Biz, faisant référence à l'«Agrotexte», ce projet imaginé dans les années 80 par son paternel, qui avait fait pousser dans les champs de Saint-Ubalde sur près de deux kilomètres les mots «texte terre tisse». À l'inverse, c'est maintenant dans l'économie d'espace que cet ancien prof de littérature fait aller sa plume... ou plutôt son clavier. Adepte de twittérature, il publie sur Twitter des micro-poèmes de 140 caractères sous le pseudonyme @pierrepaulpleau.

Sous le titre Fréchette et fils : experts en mots divers, ce premier spectacle littéraire du festival de poésie s'est installé convivialement entre la conférence, l'échange de souvenirs et la performance. Biz a évidemment servi quelques rimes. Mais il est loin d'en avoir eu le monopole. Jean-Yves s'est prêté au jeu en rappant un poème d'Aragon sur un beat de DJ Champion! L'aplomb n'était pas au top, mais le prof Fréchette avait prévu son effet : «C'est à travers cette ironie-là qu'on voit la différence des générations et comment, d'une génération à l'autre, l'esthétique se bonifie, qu'elle évolue, qu'elle s'inscrit dans un paysage social qui est la sensibilité d'une époque», avait-il évoqué en entrevue en début de soirée...

Les prochaines rencontres à domicile du Mois de la poésie accueilleront nous dit-on des auditoires plus restreints, soit entre 15 et 20 spectateurs. Détails et programmation complète au www.moisdelapoesie.ca, réservation dès 8h le jour de l'événement sur www.lepointdevente.com




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